La flêche de Wallonie
mai 2015

Roue Libre

Accueil

Les Cyclos

Pasly

Les Activités
Les Photos

Les Infos

                





 

 




La Flêche de Wallonie

8 combattants de la Roue Libre (Jean Marc, Christian, Gilles, Éric, Ibrahim, Patrick, Francis et moi-même)  se sont donnés rendez-vous pour un challenge inédit : aller au bout d’une des plus dures cyclosportives de Belgique, la Fleche de Wallonie. Patrice nous accompagne également, mais ses problèmes de santé l’ont obligé à renoncer.

Francis et Éric nous parlaient depuis plusieurs années déjà de leurs périples sur ces terres. Plusieurs d’entre nous étaient également intéressés mais le projet n'avait jamais abouti. Cette fois ci c’est le cas grâce aux efforts d’Éric et de Gilles.

Départ vendredi après-midi de chez Jean Marc, le temps de charger les vélos dans le fourgon loué par Éric (de marque Europcar, quelle circonstance !) et en avant la musique. Trois heures et demie de route afin de se rendre dans la localité de Hochai, dans le massif des Hautes Fagnes. Sur le trajet, les anecdotes se succèdent, le beau temps nous accompagne, l’ambiance est au beau fixe.

Petit détour par la montée du Stockeu (9.9% de moyenne, un max a 21%)  au moment de traverser la ville de Stavelot, au sommet petite photo de famille devant la stèle d’Eddy Merckx. Apres avoir gravi les deux kilomètres de ce qui apparait comme un mur, les doutes ont quelques peu pris la place de la bonne humeur. Difficile de rester serein, demain, c’est à deux roues qu’il faudra le gravir…

 

petite photo de famille devant la stèle d’Eddy Merckx.

Arrivée chez notre hôte du jour, le temps de s’installer dans nos chambres, il est d’ores et déjà l’heure de se restaurer. Le repas se déroulera dans une ambiance somme toute sympathique, mais une évidence, la sortie du lendemain est dans tous les esprits. Il est 22h00, tout notre petit monde regagne sa chambre, il faut dormir mais c’est difficile de trouver le sommeil….

Il fait quoi notre gamin au fond des poubelles - LOL

Rendez-vous est donné pour le petit déjeuner à 6h30 le lendemain, puis départ à vélo en direction de la ville de Spa. Il y a du brouillard et la température est  fraiche  mais à l’approche de la ville, le soleil semble vouloir pointer le bout de son nez. Dix kilomètres de faux plat descendant et à ce moment nous venons de comprendre qu’il faudra les remonter en fin d’après-midi…Le temps d’aller chercher nos plaques et dossards et de les fixer sur les vélos et nous voilà parti pour une longue et belle journée a deux roues . Il y avait 4 circuits au choix, dont le plus grand faisait 217km. Pour nous autres, nous avions opté pour le 136km (la Fléchette), soit 2500m de prévu au programme tout de même.


Tous est ok pour cette belle aventure - pas chaud mais le sourire est au rendez vous

Les 50 premiers kilomètres sont finalement les plus simples que nous aurons à faire. Le col du Rosier par son versant Nord présente des pentes régulières autour des 5-6% mais il fait surtout parler de lui par sa longueur (l’un des plus longs de Belgique, soit 4300m de long). Il y a cependant peu de temps de repos, en dehors des bosses répertoriés, le profil est très casse pattes, les 1000m de dénivelé sont ainsi très vite atteints.

Evidemment, 3000 personnes sur les routes, les niveaux sont très hétérogènes. Certaines cyclotes n’ont en effet rien à envier à leurs collègues masculins, c’est ce que j’ai pu constater à mon niveau dans la bosse de Saint Nicolas…Mais c’est que, mine de rien ça remonte le moral (n est ce pas Francis ?).

 

Après la grande flahute, Christian ne va pas bien, Eric doit le réconforter
Pas facile le vélo dans ces contrès

Première pause boisson à Saint Nicolas, un sponsor bien connu de magasin de sport, chasse et pêche avait posté dans ce village un petit point ravito ou il nous était possible de recharger nos gourdes en boisson isotonique et prendre une petite collation. Le premier vrai ravito était posté à Vielsalm, au sommet d’un petit raidillon qui a bien fait mal aux pattes d’Éric et Gilles après un petit run qui a duré plusieurs kilomètres. Celui-ci a tenu toutes ses promesses : galettes belges, barres céréales, bananes, de quoi combler les plus difficiles. Notre ami Christian en a même eu pour sa moustache en testant les toilettes locales en côtoyant de  trop près « le barbu d’une grande flahute », bien involontairement soit-il. Une bonne partie de rigolade en tout cas.

Néanmoins il faut repartir et la deuxième partie de notre périple s’annonce plus corsée. Il faut d’abord sortir de Vielsalm, un long faux plat montant que nous grimperons a vitesse très régulière afin de ne perdre personne. La plongée sur Stavelot propose un terrain quant à lui favorable à la montée des compteurs : revêtement lisse, pas un trou, Éric et Gilles lancent les hostilités, et nous flirterons a plusieurs reprises les 40km/h.

Au loin l’abbaye de brique rouge de Stavelot : le Stockeu est tout près, en fait pas le temps de souffler, une épingle à gauche et la tout à gauche pour accrocher à notre palmarès ce monument du vélo. En fait, la montée se présente par paliers, mais entre eux, ce sont des raidillons avec des pentes entre 15 et 20% que nous devons gravir. Il y a du dégât, beaucoup de cyclos mettront pied à terre. Au sommet, bons nombres  font une pause, le visage grimaçant, l’ascension a laissé des traces.

 

La suite ne laisse aucun répit. Derrière le Stockeu se profile un peu plus loin le Winnarenval, avec des pourcentages relativement plus faibles (13 à 17% tout de même) .La plongée vers le hameau du Bouyin, pied du Winnarenval, est rapide, trop rapide. Des punaises ont été déposées sur la route et vont provoquer maintes crevaisons parmi les cyclos. Patrick, Éric et moi-même faisons partis des victimes, un tel agissement dans un pays tel que la Belgique, là où le vélo est une culture est plutôt surprenant. Comme quoi la bêtise humaine reste universelle…

Comme quoi la bêtise humaine reste universelle…

Allez, pas de quoi entacher la bonne humeur qui règne dans le groupe, d’autant plus que le second ravitaillement n’est plus très loin et que jusqu’ ici la ballade a été magnifique . Les mécanos présents sur place proposent leurs services pour dépanner les plus malheureux, de la crevaison aux sauts de chaines, décidément rien à redire sur l’organisation qui est au top.

La dernière partie est plus facile mais elle va nous paraitre longue ; les kilomètres commencent à peser dans les jambes. Il faut d’autant plus grimper le Thiers de Coo, une ascension courte mais cinglante et celle-ci provoque à nouveau quelques dégâts. Le final voit l’ascension de la Haute levée et du versant ouest du col du Rosier, les pourcentages sont cette fois ci plus raisonnables mais à l’approche de l’arrivée sur Spa, les kilomètres paraissent interminables. Puis la délivrance, descente de 10km sur Crenne sur laquelle les aficionados de la spécialité vont pouvoir se faire plaisir.

Arrivée sur Spa, il est temps, la pluie commence à tomber. Patrice nous attend près du gymnase, les visages sont marqués mais nous sommes tous ravis de notre petit exploit. Apres avoir rendu nos pancartes puis récupéré nos cautions, il n’était pas envisageable de ne pas fêter notre périple autour d’un bon sandwich saucisse tout en sirotant une bonne bière belge. La fête est belle, un grand moment de joie.

 

Après l'effort le réconfort

Puisqu’ il faut tout de même un peu de chiffres, notre périple aura ainsi duré 150km, pour une moyenne de 24 et 2500m de dénivelé positif, soit un peu plus de 6h de selle. Ce qui, à notre niveau, est plutôt une jolie performance.

Le retour à l’hôtel se fera dans le fourgon, Francis était le seul à avoir les jambes pour rentrer sur Hochai et affronter les 10 km de faux plat montant qui se présentait devant lui, mais faute de guide dans Spa, il a du se rallier à la majorité. Heureusement qu’il n’y avait effectivement que 10km, à l’arrière du camion, pour Christian, Francis, Éric, Jean Marc, Gilles et moi-même, ils ont paru interminables. Mention tout de même au chauffeur (Patrice en l’occurrence) qui a réussi a nous ramener à destination sans trop de secousses.

                 

Petite balade en camion - in nius aura tout fait

Retour chez notre hôte ou faute de bière dans le frigo, nous avons dû nous contenter d’eau de source locale en attendant de prendre nos douches. Il est 16h30, il est déjà l’heure de reprendre la route, après un dernier moment convivial et plein de franche camaraderie dans un petit estaminet de Stavelot. Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin.

Un weekend très agréable, tant dans l’ambiance qui a régné tout au long de ce périple que dans l’exploit sportif réalisé. Un grand merci à nos amis belges pour leur sympathie et leur accueil. Une expérience à renouveler sans a priori pour les prochaines saisons. La souffrance fut  réelle mais au-delà des douleurs, le groupe n’a jamais paru aussi solidaire et soudé que durant tout ce séjour en terre wallonne.

       Jean Louis





                                    Haut de la page