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Ardéchoise 2010
Roue
Libre
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Les 6 jours de Vars 2011 Le site des six jours de Vars 2011 les photos de Laurent le Paparazzi des 6 jours Nos plus belles photos :
Cliquez sur le lien ci-dessus pour accéder au diaporama
La Roue Libre au pays des Marmottes Nous sommes trois bons copains à tenter l’aventure, 6 jours dans les Alpes pour escalader quelques cols à plus de 2000 mètres, le menu est très copieux : Bernard avec ses 68 printemps, Christian un peu plus de 60 et moi le gamin. Pendant l’été 2010, Bernard me parle de sa sortie autour de Vars, C’est un projet que j’ai depuis quelques temps, je rêve de monter quelques cols des Alpes, et envisage très sérieusement de m’y rendre. Début 2011, surprise, Christian s’invite à la fête, lui qui n’est pas grimpeur s’engage sur cette randonnée. Samedi 2 juillet 2011Cesoir, c'est la fête, après l'apéro du briefing nous prenons... l'apéro maison, difficile la vie pour un cyclo. Demain l Le jour du départ est arrivé, nous prenons possession de notre petit logement et nous rendons au briefing. Première surprise, Bernard a rencontré un gars de Hartennes, arrivés sur place, Christian reconnait un copain de plus de 20 ans avec qui il a beaucoup roulé, c’est le moment de retrouvailles, des souvenirs. Au Briefing, le menu de la semaine nous est annoncé, chaque jour entre 100 et 150 km et entre 2000 et 3000 mètres de dénivelé. Une forme de stress m’envahit et je ne dois pas être le seul. Dimanche 3 juillet 2011, le Galibier. Feuille de route Lieu
km
alt ( m ) Guillestre
0
1000 Eygliers gare
4
875 L’Argentière-la-Bessée
19
960 Queyrières
24
1200 Prelles
28.5 1150 Briançon
37
1200 Col du Lautaret 64
2058 Col du Galibier 71.5 2646 Col du Lautaret 79
2058 Briançon
106
1200 Prelles
114
1150 Villard Meyer 118
1200 Les Vigneaux
122
1080 L’Argentière-la-Bessée
127
960 Eygliers gare
146
875 Guillestre 150 1000 cliquer sur ce lien
Ça commence fort, comme le précise le programme, « ce col emblématique fait rêver les cyclistes ». Nous allons passer du rêve à la réalité. Départ à 7h30 pour rejoindre Guillestre et à 8h00 nous enfourchons le vélo, nous ne doutons de rien et choisissons le grand parcours. La vallée entre Guillestre et Serre Chevalier La route nous emmène vers Briançon, puis passage à Monétier les Bains. La pente change doucement et l’ascension du Col du Lautaret commence. Chacun roule à sa main. La monté est assez facile, la pente varie maintenant aux alentour de 5% et tout va bien.
JMD - Christian Bernard - Christian Claudine, Noelle et Jacqueline nous suivent en voiture, nous rejoignent et nous donnent des nouvelles des copains qui sont un peu plus loin. La première pause se fait au col du Lautaret, nous avons pédalé un peu plus de 60 kilomètres. JMD Après une bonne collation, nous attaquons le col du Galibier.
Bernard au ravitaillement Claudine et JMD Christian - Noelle, Jean Marc - Claudine et le chien Vanille Ce n’est plus la même chanson, la pente varie maintenant entre 7 et 8%. Je distance doucement mes camarades et derrière Christian et Bernard galèrent. Pour Christian, c’était prévu, Bernard se bagarre avec son vélo, il est coutumier du fait mais aujourd’hui il monte vraiment mal. Je suis très inquiet pour lui et surtout pour les jours qui suivent.
Bernard JMD Christian Le dernier kilomètre est particulièrement difficile, la pente passe à 9% puis 12%, et enfin c’est la délivrance, nous sommes au sommet.
Christian JMD Bernard Christian arrive quelques minutes
plus tard et Bernard arrive derrière, il a mieux terminé.
Les derniers lacets du Galibier Le monument Henry Desgrange à un kilomètre du sommet
12 % sur le final - Dur, Dur Nous profitons pleinement de ce moment et prenons des photos. Le premier bon souvenir de notre semaine, le paysage est extraordinaire. C'est notre première ascension de la semaine. Pendant la monté j'ai fait quelques écarts sur la route, surprise, ça ne m'arrive pas d'habitude. Arrivé au sommet, j'en parle à Christian qui me dit avoir l'impression d'être bouré, le mal des hauteurs, le manque d'oxygène voilà notre maladie. Nous prenons la route du retour, la première partie de la descente est assez technique, prudence. Après le Lautaret, la route s’élargit, nous nous lâchons, tout à droite, et c’est parti pour quelques kilomètres à fond.
Le repas face à la montagne, un bon moment.
Jacqueline devant un névé Claudine - Noëlle et Vanille Les kilomètres passent, le vent est défavorable sur le retour. Nous sommes dans un pays merveilleux pour les cyclistes, nous montons le col le matin, et nous avons le vent de face, le vent descend la vallée. Nous redescendons l’après midi et surprise, nous avons le vent de face, le vent a tourné, le vent remonte la vallée, les changements de température y sont pour beaucoup. Bernard montre des signes de fatigue, il a du mal à suivre, Christian et moi le protégeons au maximum en prenant tous les relais.
Il reste 3 ou 4 kilomètres et il faut de nouveau grimper. Pour Christian tout va bien, il lui en reste sous la pédale. Pour Bernard et moi, c’est la galère, Bernard a beaucoup de mal et pour ma part, 150 kilomètres c’est trop au vu de ma préparation, je suis détruit. Nous arrivons enfin à la voiture et pouvons rentrer à l’appartement. Une bonne douche plus tard, nous nous retrouvons au briefing où après la présentation du programme du lendemain, nous profitons d’un bon apéritif très convivial. Le lundi 4 juillet 2011- tour du Lac de Serre-Ponçon Feuille de route Lieu
Km
alt ( m ) Embrun
0
870 Puy Sanières
8
1170 Les Méans
15
1220 St Apollinaire 21
1240 Chorges
28.5 850 Col Lebraut
35.5 1356 Celliers
49
650 Col des Fillys
64.5 1322 Costebelle
71.5 1000 Carrefour D900 74
1112 Eglise d’Ubaye 85
790 Col de Pontis
90
1301 Carrefour vers
Savines 95
950 Savines-le-lac
99.5 790 Embrun
105
870 Parcours et profil de la sortie sur open runner, cliquez sur ce lien
Ce tour du lac est annoncé très difficile, quelques belles pentes avec des pourcentages supérieurs à 10%. Le départ se fait de Embrun. Nous sommes tout de suite dans le dur, la pente est de suite difficile, le pourcentage monte, monte et dépasse à différents endroits les 10%, nous avions été prévenus. Il fait gris mais le paysage vaut le détour
Le paysage est magique, le lac est en dessous et la couleur de l’eau est extraordinaire. Le ciel est gris mais ne nous empêche pas de profiter de la vue, un petit regret peut être pour les photos. Une belle descente nous est offerte et nous lâchons tout, le compteur dépasse le 70. C’est agréable après cette première difficulté. Un ravitaillement nous permet de reprendre quelques forces avant de gravir le col Lebraut, 500 mètres de dénivelé sur 8 kilomètres, le dénivelé sur les 4 derniers kilomètres n’est jamais inférieur à 7%..
La journée se passera ainsi, peu de moments de repos, nous montons ou descendons. L’organisation décide de neutraliser le col des Fillys pour permettre à tous de rejoindre la pose casse-croûte dans les délais au pied du superbe village de Saint Vincent les Forts. Le casse-croûte, un moment particulier. Tables et barnums sont installés, il y a une agitation bien sympathique, quelques bénévoles nous servent un repas complet. Tomates, œufs, Jambon en entrée, un bon morceau de viande blanche avec pâtes, riz et autres sucres lents, fromage et dessert, le tout arrosé d’eau, de jus fruits, de vin, chacun choisira.
Ils ont l'air bien malheureux les pauvres Je m’arête sur le dessert, Chaque jour un gâteau de riz nous est proposé, il est super bon, un autre moment de bonheur, en tout cas pour moi, j’en raffole. Pour cet après midi nous décidons d’éviter le col de Pontis, il est court mais redoutable, Le détour par le Sauze du Lac n’est pas très facile, là aussi le panorama est superbe et nous faisons quelques poses pour en profiter un maximum.
Ce paysage vaut bien une pose Les derniers kilomètres sont plus faciles, un léger faux plat montant que nous parcourons à un bon rythme. Pour ma part je vais bien, j’ai bien récupéré, Christian et Bernard se calent dans ma roue et tout le monde rentre à bon port. De belles demoiselles coiffées saluent notre passage Comme prévu, la sortie était difficile et nous rentrons fourbus, heureusement, il n’y avait qu’une centaine de kilomètres au menu. Après l'effort le réconfort Chaque jour le Briefing nous permet de découvrir le programme du lendemain et de se retrouver pendant un bon moment de convivialié Ce
soir, c'est la fête, après l'apéro du briefing nous
prenons... l'apéro maison, difficile la vie pour un cyclo.
Demain le programme sera très chargé, il faut se
préparer au mieux.
Christian - Noëlle, Bernard- Jacqueline, Claudine - Jean Marc Mardi 5 juillet, col de
la Cayolle, col des Champs, col d’Allos. Feuille de route Lieu
km
alt ( m ) Barcelonnette
0
1150 Col de la
Cayolle 30
2326 St Martin
d’Entraunes 51
1000 Col des Champs 67.5 2045 Colmars
80
1269 Col d’Allos
104
2247 Barcelonnette 124 1150
Parcours et profil de la sortie sur open runner, cliquez sur ce lien
Voici ce que le
programme nous annonce « le triptyque
Cayolle-Champs-Allos, il s’agit d’un classique redoutable et de toute beauté à
n’entreprendre que bien entraîné pour en apprécier pleinement les superbes
paysages traversés.
Trois cols à plus de 2000 mètres - une bonne journée Christian est inquiet, sur cette sortie il n’y a pas d’échappatoire, quand c’est parti, c’est parti. Depuis le briefing il nous annonce qu’il fera demi-tour en haut de Cayolle. Il est 7h45 quand nous partons de Barcelonnette, le ciel est dégagé mais il fait frais. Le col de la Cayolle se monte assez facilement. C’est une longue ascension de 30 kilomètres et dans les derniers kilomètres, le pourcentage ne dépasse pas 7%.
les premières pentes sont faciles Là aussi le paysage est somptueux, nous nous faufilons dans les gorges, suivons des torrents, un pont enjambe un fond de vallée, une cascade apparait un peu plus loin. Nous nous en mettons plein les yeux.
Nous en prenons plein les yeux Au détour d’un chemin un petit animal siffle, notre première marmotte nous accueille dans ce paysage grandiose. Au sommet du col nous attend un ravitaillement. Nous nous restaurons et reprenons la route après quelques photos. Finalement Christian est avec nous, un peu de persuasion, un pieu mensonge et c’est parti pour 3300 mètres de dénivelé. Pour No£elle, Claudine et Jacqueline; l'ascention a été sympa 20 kilomètres de descente s’offrent à nous, nous les parcourons prudemment. A Saint Martin nous attaquons le col des Champs. Il est annoncé comme redoutable et nous ne serons pas déçus, peut être un peu Christian à qui j’avais évoqué des pourcentages en dessous de 9%, en réalité les portions à 10, voire 12% ne sont pas rares. Alors que dans Cayolle j’avais attendu mes camarades, dans le col des Champs, après avoir temporisé jusqu’à mi pente, je décide de partir seul pour monter à ma main. L’ascension est très pénible, pas de moment de repos, Les derniers kilomètres sont terrible et j’ai beaucoup de mal à tourner les jambes.
La pente est très raide, le compteur semble bloqué Bernard et Christian, heureux d'en finir. Enfin le sommet et un kilomètre
en faux plat avant la délivrance et un bon repas pour nous requinquer.
Bernard et Christian arriverons un petit quart d’heure plus tard.
L'accueil est toujours aussi sympa, La descente de ce col est vraiment en très mauvais état, les forestiers ont défoncé la route et la prudence est de rigueur. Après quelques photos devant un névé nous rejoignons Colmar des Alpes où nous gravirons le troisième col de la journée.
Impossible de resister au plaisir de toucher cette neige Si ce matin nous avions l’obligation de respecter les délais pour être au repas dans les temps, cet après midi, plus de problème d’horaire. Nous nous posons sur une terrasse de café et profitons d’un moment de détente en sirotant une bonne boisson fraîche. Quel bonheur, mais il reste une grimpette Il est maintenant temps d’en terminer. Au pied d’Allos, Bernard a des fourmis dans les jambes. Sa méforme du début de séjour est oubliée et il grimpe comme un lapin, Christian saute rapidement et il me faudra quelques centaines de mètres pour revenir dans sa roue. Je fini par lâcher Bernard à mon tour et continue cette ascension de 16 kilomètres. La pente n’est pas très forte et tout se passe pour le mieux. A mi pente je suis obligé de faire une pose pour un besoin bien naturel. Christian me rattrape, Bernard est passé sans voir mon vélo sur le bord de la route. Cette grimpette n’est pas très difficile, c’est vrai mais semble interminable. Sur un ravitaillement nous nous retrouvons tous les trois pour terminer ensemble. Christian en a plein les pattes et il faut le motiver sur le final pour qu’il ne mette pas pieds à terre.
ça y est, nous avons gravis les trois cols La délivrance est arrivée et nouvelle pose photos souvenir. Trois seigneurs à plus de 2000 mètres en suivant ça vaut bien une pose. Il nous reste à descendre vers Barcelonnette, 20 kilomètres plus bas, je décide de faire la descente. Je suis parti pour une belle descente le petit point jaune en bas, c'est moi Elle est assez technique et je ne prends pas trop de vitesse mais je me fais plaisir. Ici aussi le paysage est beau et mérite le coup d’œil. Je n’en profite pas beaucoup mais j’ai fait mon choix. Petite frayeur : sur une portion plus droite une camionnette me rattrape et me double. Un virage serré et je me retrouve dans son pare choc. Soudain la camionnette stoppe net, un véhicule arrive en face, si à 50 kilomètre/heure une voiture s’arrête sur quelques mètres, pour un vélo, il faut un peu plus et bingo c’est le choc. J’ai beaucoup de chance, je tape de l’épaule sur le côté du véhicule et m’arrête sans bobo. Plus de peur que de mal. Je repars, je double cette camionnette et arrive à Barcelonnette avec un bon quart d’heure d’avance sur les copains. La journée a été belle, la météo parfaite et comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, nous nous en sommes mis plein les yeux. Nous sommes en retard pour le retour à la base et nous rendons directement au briefing. En fait nous ne sommes pas les derniers, il manque du monde à l’appel et il faudra attendre pour pouvoir accéder à l’apéro. Derrière une sortie comme celle-ci, nous avons faim et soif et pour ma part, je l’avoue, j’ai un peu abusé de tout, même du kir, après tout 3 cols ça s’arrose. Pour nos femmes la soirée sera moins drôle. Dans le bas du col des Champs une grue est en panne. Après une heure et demie d’attente, elles sont obligées de rebrousser chemin et rentreront vers 21h00. C’est ce soir que nous avons décidé d’un bon repas tous ensembles, la veille du jour de repos est le moment idéal. Une raclette très copieuse fera l’affaire et c’est fourbu et l’estomac plein que nous allons nous coucher pour une bonne nuit de repos. Une bonne raclette, après l'apéro, un bon repas de cycliste !!!... Mercredi 6
juillet, jour de repos Le repos est le bienvenu après ces trois grosses journées de vélo, entre 6 et 7h30 sur la selle, ça laisse des traces. J’en entends quelques uns qui se marrent, il ne faut pas se moquer. J’espère seulement que demain je pourrai rester sur la selle sans souffrir. Un pique nique géant est organisé en haut de la télécabine, nos épouses sont invitées et le moment est très convivial comme tout le reste d’ailleurs. Une marmotte vient nous saluer en fin de repas.
Un bon pique nique - un bon moment en pleine nature, le six jours de Vars c'est aussi beaucoup de moments de convivialité
Laurent et son épouse, Denis Jean François, Franck, Denis le Paparazzi des 6 jours Le copain de Christian, et une championne de SingapourLe temps est mitigé, pas très chaud, et après le repas toujours aussi copieux, retour à pieds jusqu’à la station.
Il n’est pas tard, on nous a parlé du village des marmottes à Mont Dauphin, nous décidons d’y aller pour découvrir ces petites bêtes. Le moment est particulier, nous nous plaçons à proximité d’un terrier et après quelques minutes de silence, des petites têtes apparaissent, une maman et trois petits, ils sont à moins d’un mètre, c’est super. Je descends quelques dizaines de mètres, une grosse femelle
est sortie de son terrier. Je m’approche et la bête peu farouche vient vers moi
pour déguster le bouquet de luzerne que j’ai dans les mains. Je peux
l’observer, la caresser, Noëlle, Claudine, Christian, tout le monde en fait de
même.
C'est vachement sympa de pouvoir les observer d'aussi prêt nous avons beaucoup de chance, il n'y a quasiment parsonne et ces belles marmottes arrivent de partout
Jeudi 7 juillet, Puy
Aillaud, Pré de Madame Carle Feuille de route Lieu
km alt ( m ) Vars Ste Marie 0
1650 Guillestre
11.5 1000 Montdauphin-gare
16.5 880 Aérodrome
23
900 Le Chambon
29
1160 Pallon
30.5 1120 Pied de la côte
de Pallon 33.5 940 L’Argentière-la-Bessée
40.5 960 Vallouise
50.5 1150 Puy Aillaud
55
1600 Vallouise
59.5 1150 Pré de Mme Carle
73.5 1874 Vallouise
87.5 1150 L’Argentière-la-Bessée
97.5 960 Pied de la côte
de Pallon 104.5 940 Montdauphin-gare
121.5 880 Guillestre
124.5 1000 Vars
Les Clos 136 1650 Parcours et profil de la sortie sur open runner, cliquez sur ce lien
La journée de repos est passée, il est 7h30 quand nous montons sur le vélo. La descente du col de Vars à la fraîche est sympa. Nous partons pour une grosse journée, mais au fait, quelle journée était plus facile. La côte du Pallon, que nous n’avons pas encore prise se monte sans problème.
Pendant ce temps, nos compagnes profitent des environs lors d'une belle visite.
Les difficultés commencent avec le Puy Aillaud, 5 petits kilomètres à 10% et plus, une belle galère. Le village là haut est très beau et mérite une petite photo. Une petite pose fera beaucoup de bien La deuxième ascension est tout aussi difficile. Pour atteindre le Pré de Madame Carle c’est environ 14 kilomètres à partir de Vallouise et un final avec des pourcentages très costauds. Petite surprise en arrivant là haut, Christian est devant moi, mais par où est il passé. Franck, le fils de son copain lui a proposé de monter en camionnette, il ne s’est pas laissé prier et s’est fait transporter sur 5 kilomètres. Le paysage là haut est superbe comme tout le reste mais il pleut. Pas de chance, 10 minutes de pluie mais au plus mauvais moment, nous sommes à 1800 il fait froid et après un rapide coup d’œil, je redescends. Je croise Bernard et nous nous retrouvons tous au pique nique.
Il fait froid, deux trois photos et je file vers le pique nique un peu plus bas Nos épouses nous ont rejoints et nous pouvons nous abriter quelques minutes, à 6 dans une Audi, il manque un peu de place. Christian a eu un coup de chaleur, il était assis sur l’allume cigare. Le repas terminé, nous prenons la route du retour. La route est une longue descente jusque Guillestre et nous nous amusons un peu. Nous sommes rejoints par une équipe de costauds qui mèneront bon train. Nous sommes gelés, le repas va nous redonner des forces Nous sommes au pied du col de Vars, un petite pose boisson avant d’entreprendre la dernière ascension de la journée. Un cyclo cherche quelqu’un pour ramener sa voiture, il est stationné au pied du col et aimerai faire la grimpette. Christian avec son grand cœur se porte volontaire. Bernard et moi partons tous les deux. Deux kilomètres plus tard, plus de Bernard, je suis seul. Pas pour très longtemps, Une camionnette me double, c’est Christian et Bernard, il a lui aussi pris la voiture. Je suis seul dans le col, je suis cuit et j’ai beaucoup de mal à monter les pentes à 8%. Deux trois syclos me dépassent et enfin une dame, elle roule bien et nous terminons ensemble.
Ils sont sympa les copains à m'attendre au long de cette dernière montée A Vars Sainte Marie, Christian et Bernard m’attendent, nous faisons un pose en terrasse du café local et terminons ensemble. Je n’arrive plus à suivre et c’est avec bonheur que je vois la station et la fin de ma galère. Vendredi 8 juillet, Saint Véran, Col Agnel Feuille de route Lieu
km Alt ( m ) Guillestre
0
1000 Château-Queyras 19
1670 Ville-Vieille
21.5 1650 St Véran
32.5 2011 Fontgillarde
37.5 1900 Col Agnel
48.5 2744 Ville-Vieille
69
1650 Château-Queyras 71.5 1670 Guillestre
90.5 1000 Parcours et profil de la sortie sur open runner, cliquez sur ce lien
C’est la dernière journée, nous choisissons le petit parcours. Après cette semaine, ce parcours qui n’a petit que de nom suffira bien, 100 kilomètres et 1950 mètres de dénivelé. Il fait beau mais nous sommes obligés de prendre notre barda. Le col culmine à 2744 mètres et la température peut être très basse. La route chemine dans des gorges, aujourd’hui, pas de stress, nous prenons notre temps et faisons quelques belles photos. Chateau Queras La première ascension nous conduit à Saint Véran, un très beau village, très typique, un des plus hauts d’Europe. Maisons anciennes, Fontaines, Cadrans solaires, nous posons quelques minutes pour contempler ces merveilles.
Un ravitaillement plus tard, nous partons à l’assaut du col Agnel, un des cols routiers les plus hauts d’Europe. Le col de la Bonette culmine à 2 715 m, il existe donc trois cols routiers alpins dont les altitudes sont supérieures à celui-ci : les cols de l'Iseran (2 764 m), du Stelvio (2 757 m) et Agnel (2 744 m). Après Fontgillarde, la pente dépasse allégrement 8, 9, 10 voire 12%. Le côté Italien est plus difficile, mais ce côté n’est pas mal non plus. De nombreuses marmottes saluent notre passage. Au sommet, nous avons la tête dans les nuages, il fait froid mais nous restons quelques minutes pour profiter du moment. Nous faisons quelques photos et redescendons jusqu’au pique nique. La descente est facile, de longues portions droites avec un très bon revêtement, le Tour de France va bientôt passer par là. Mon compteur monte gentiment dans les tours et je m’amuse comme un petit fou. C’est le dernier jour et Christian veut nous montrer qu’il lui reste des jambes, après le Château Queyras il se met devant et mène un train d’enfer. J’ai du mal à suivre et met toute mon énergie pour rester dans les roues.
La soirée de cloture, Nous nous retrouvons tous pour cette soirée de clôture. Quelques discours terminent cette très bonne semaine. On se quittera après un bon repas et un beau diaporama des très belles photos de Laurent, le paparazzi des 6 jours. Le programme 2012 nous est présenté, Christian Bernard et moi sommes quasiment prêt à retenter l’aventure et découvrir de nouveaux cols mythiques, l’Izoard, la Bonette… JMD
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