Six jours de Vars 2012
Roue Libre

Accueil

Les Cyclos

Pasly

Les Activités
Les Photos

Les Infos

                





 

 



Les 6 jours de Vars 2012
cliquez sur ce lien pour accéder aux comptes rendus :



                         Le site des six jours de Vars 2012    les photos de Laurent le Paparazzi des 6 jours

Nos plus belles photos :

Cliquez sur le lien ci-dessus pour accéder au diaporama

La Roue Libre sur le toit de l'Europe

C’est un petit groupe de six cyclos de la Roue Libre qui se retrouve sur cette randonnée des six jours de Vars :
Il manque notre ami Bernard Leduc qui n’a pu nous accompagner alors que c’est lui qui nous a fait découvrir cette aventure.

Bernard Lag - Daniel - Olivier - Jean Marc - Christian - Francis


 Nos compagnes nous accompagnent ainsi que les parents d'Olivier, la semaine va être formidable.

Claudine - Danielle - Marie France - Monique - Gérard

Noelle - Anne Marie

Il est 18h00 le samedi soir, tous les cyclos sont arrivés pour le briefing, Denis les président du club nous présente son équipe et brosse le portrait de la semaine. Le menu est copieux, un peu plus de 500 kilomètres et 12 000 mètres de dénivelé.

Le programme pour le dimanche est sympa, le Lac de Saint Apollinaire..


Les six jours par Olivier

Sur Vars, sorties très impressionnantes et plus physiques les une que les autres

Je n aurai jamais pensé tenir le coup aussi longtemps compte tenu du manque d entrainement.

Avec un peut de volonté, un bon braquet et de la jeunesse, un bon entourage!! On arrive à se faire plaisir. 

Mon grand moment de solitude et qui m a le plus marqué ce sont les 2 derniers kilomètres pour arriver en haut de la bonnette

Sous un vent terrible  environ 90 km/h, les graviers qui volaient dans tous les sens,

Là je n étais vraiment pas rassuré, une fois au sommet la satisfaction d'être en haut,

Puis vient le moment le plus délicat, la descente très dangereuse sous les rafales de vent.

Très bon souvenir pour ma première sortie dans les hautes alpes,

Avec des camarades formidables a renouveler pourquoi pas l'année prochaine pour les 30 ans.

Après ce périple bon repos à tous

Olivier.

Dimanche 8 juillet 2012

Lac de Saint Apollinaire

Un petit lac de montagne tout mignon blotti dans la forêt qui domine son grand frère le lac de Serre-Ponçon, une des plus grande retenues d’Europe. Pour l’atteindre il faudra gravir une petite route panoramique et très raide sous le village de St Apollinaire, qui avait surpris les coureurs du Tour de France en 2003. Auparavant nous aurons fait un petit détour par la curiosité géologique qu’est la fontaine pétrifiante de Réotier.

 

A visiter : Fontaine pétrifiante de Réotier, Cathédrale d’Embrun, Abbaye de Boscodon.

     

Grand parcours ( 117 km, + 2000 m ) :

Départ : 8h de la place de la poste à Vars-Ste-Marie.

Itinéraire : Descendre à Guillestre puis prendre direction Briançon par D902F, puis N94. A l’entrée d’Eygliers-gare tourner à gauche vers Réotier. A gauche après le pont de fer qui enjambe la Durance se trouve la fontaine pétrifiante qui mérite une petite visite. Gravir une côte de 500 m de long au sommet de laquelle on tourne à gauche vers Réotier puis poursuivre et descendre jusqu’à St Clément-sur-Durance. On tourne à gauche pour suivre la RN 94 par Châteauroux-les-Alpes, Embrun et Savines-le-Lac. Au bout du pont qui traverse le lac de Serre-Ponçon on va tout droit jusqu’au rond point où l’on tourne à gauche vers St Apollinaire. Dans le village continuer à monter jusqu’au lac de St Apollinaire. Redescendre jusqu’à St Apollinaire et tourner à gauche vers les villages de Réallon, Puy Sanières pour descendre jusqu’à Embrun où l’on retrouve la RN 94. Tourner à gauche vers Briançon pendant 1 km puis prendre à droite la route de Crévoux qui permettra de remonter jusqu’à Guillestre par la rive gauche de la Durance par la route de St André d’Embrun plus tranquille et plus pittoresque que la nationale.

 
Ravitaillement : de 11 h à 13 h au lac de St Apollinaire
 

Feuille de route

Lieu                                        km                     alt ( m )

Vars Ste Marie                          0                       1650
Guillestre                                  11.5                    1000
Fontaine pétrifiante de Réotier   18                        880
Réotier                                      22                      1000
St Clément-sur-Durance             24                        870
Châteauroux-les-Alpes               31.5                     980
Embrun                                    38.5                     860
Pont de Savines-le-Lac              50                        790
Lac de St Apollinaire                 56                      1458
St Apollinaire                           58.5                   1230
Les Méans                                64.5                   1200
Puy Sanières                             71.5                   1140
Embrun                                    80.5                     860
Le Pont Neuf                            82.5                    790
Siguret                                      89.5                    900
Le Plan de Phazy                     100.5                    875
Guillestre                                 106                     1000
Vars Ste Marie                         117                     1650

Il est 7h30 nous sommes au départ pour le grand parcours, seul Bernard décide d’emprunter le petit parcours, le col de Vars lui fait peur.

Nous nous engageons dans la descente, il fait frais, nous partons à vitesse modérée pour cette première descente. Nous récupérons Bernard en bas et partons pour la première journée de vélo.

Le road book nous décrit un parcours relativement facile mais rapidement il faut se rendre à l’évidence, la succession de bosses va faire mal aux pattes arrières.

Après deux heures de route nous arrivons à Savigne le Lac. La traversée du pont nous offre le premier beau spectacle, c’est l’occasion d’une pose photos.

 

Le lac de Serre-Ponçon

Après le pont direction le lac Saint Apollinaire, la route est étroite et nous permet d’admirer le lac en contrebas.  Le plaisir sera de courte durée, rien à dire sur la qualité du spectacle mais la pente devient très difficile et dépasse allégrement le 10%.

Notre petit groupe s’étire, Olivier est très alerte et passe devant. Francis va bien.

Christian, Bernard et moi sommes un peu à la traine, nous avons un peu de mal dans ces forts pourcentages.

Daniel va et vient, il avance, prend quelques dizaines de mètres, s’arrête pour nous attendre, puis repart. Son petit manège ne durera pas longtemps, après quelques kilomètres il est à pieds. Il n’en peut plus, en fait son braquet est trop grand, il n’a qu’une 23 derrière et impossible pour lui de grimper ces longues côtes à fort pourcentage.

Bernard

   

Daniel                                                                                                    Christian

Après beaucoup d’efforts tout le monde se retrouve au lac où le repas est prévu. La pause sera la bienvenue pour tout le monde et nous permettra de recharger les accus.

nos deux compère ont besoin d'une bonne pose

Le repas terminé retour vers Vars, notre route emprunte la rive gauche de la Durance, le surplomb nous offre de nouveau de belles perspectives sur la vallée.

   

Une vue imprenable sur La Durance

Nous sommes maintenant au pied du col de Vars qu’il faut escalader pour rentrer à la maison. Bernard comme prévu remonte en voiture, Daniel avec son braquet inadapté décide de faire de même. Nous partons donc à quatre dans l’ascension. Rapidement Christian abandonne, et monte à son tour en voiture.

Olivier et Francis sont devant moi mais impossible de les suivre, ils s’éloignent petit à petit pour disparaître. Commence pour moi une grosse galère, les onze kilomètres de la grimpette sont interminables, la première moitié est particulièrement difficile, les pourcentages varient entre 8 et 12 %. Je suis contraint de m’arrêter à plusieurs reprises pour récupérer. Cette première journée à la montagne, avec cette chaleur, car il fait chaud, passe vraiment de travers.

33° Chaud chaud sur la route

Les derniers kilomètres sont plus faciles et j’arrive enfin à Vars Sainte Marie où m’attendent les copains.

Il est bien cuit le monsieur

Une bonne boisson fraiche nous permettra de retrouver le sourire.

                

La pose fait beaucoup de bien

 

Les six jours par Christian

Mes 6 jours de Vars

Le premier jour je fus surpris par le rythme des « petits nouveaux » et j’ai vu que ça coinçait en haut de l’arrivée  au lac St Appolinaire. Personnellement j’ai souffert de la chaleur et du pourcentage, ce qui explique la sale mine au repas.

Le deuxième jour col de l’Izoard, je suis resté modeste et peut-être en dessous de mes moyens mais je reste prudent face à la longueur et la pente, et néanmoins je monte le col de Vars et fini pas trop entamé.

Le troisième jour, nous allons en Italie et là aussi je reste prudent et dans le col de Larche au retour je fais 2 km dans le bus mais comme la voiture balai arrête tous les 500 m, je reprends le vélo et je finis assez fort après un repos de 2 km.

Le quatrième jour en montant à Montdauphin, je me sens bien et je tire un peu plus grand ce qui me permet de flirter avec les costauds, et arrive le souliers où je suis très bien et arrivent les 15% annoncés pendant 4 km alors qu’en réalité ce sont 2 km. Je décide sans regret de redescendre et zappe les 2 km soit 4 aller retour. Je remonte en direction du repas et là j’attends environ 1 heure mes potes qui ont monté les 2 km à 15%, ce qui me prouve que je ne suis pas si mal que cela.

Le cinquième jour, c’est la Bonnette, je pars en avant et je dois m’arrêter pour un besoin naturel. Mes compagnons ne doivent pas se rendre compte que je me suis arrêté, alors je monte à un rythme calme et avec la végétation dans les premiers KM je ne vois pas où sont les « Paslysiens », c’est après environ 7 km que je les aperçois et je vois que j’ai 1 km  de retard, là je décide de me faire violence et je change de braquet et reviens vite sur mes compagnons à leur surprise et nous finirons ensemble, je dois simplement m’arrêter avant la dernière rampe pour mettre mon imper, et là nous finissons les uns derrière les autres. Je peux vous dire qu’après ce défi les larmes me sont montées. Au retour j’avais décidé de ne pas remonter Vars du côté Barcelonnette, mais à 1 km du sommet je reprends mon vélo car Daniel déclare forfait et Bernard avec qui j’étais dans la voiture ira le chercher. Je finis donc l’étape. Sur cette étape le plus difficile sont les premiers Km de descente avec une tempête de 90 km/h. En descendant j’ai du claquer des dents jusqu’au repas situé environ 5 km.

Au total j’ai donc effectué 481 km et 11291 m de dénivelé.

Pour conclure je suis content d’avoir progressé mais cette année les circuits étaient plus difficiles (en pourcentage) et la chaleur m’a un peu obligé à être prudent.

Comme je dis à chaque fois que je progresse dans les %, ces derniers augmentent. Plus j’approche le bol de sangria plus il recule.

Globalement je suis content de la façon dont tout s’est passé, l’ambiance entre nous super , les dames ont passé un bon moment je crois. De plus nous qui étions là pour la deuxième année avons revu des amis et même fait des échanges de maillot (tout un programme)

Christian le N° 24


Lundi 9 juillet 2012

Col d’Izoard

Il a bâti sa réputation avec le Tour de France et les batailles que les plus illustres champions cyclistes se sont livrées sur ses flancs. Son histoire, ses difficultés techniques, son altitude et ses paysages grandioses font de l’Izoard un col exceptionnel. De plus il sera gravi par son versant sud, le plus dur et le plus pittoresque, avec la traversée de la Casse Déserte qui reste toujours un grand moment dans la vie d’un cycliste.

 A voir : Briançon, patrimoine mondial de l’Unesco, mines d’argent de l’Argentière-la-Bessée.

         

 Grand parcours : ( 125,5 km, + 2600 m ) :

Départ : 8 h place de la poste à Vars Ste Marie.

Itinéraire : de Vars descendre jusqu’à Guillestre par D 902. Au premier rond point continuer sur la même route à droite vers col d’Izoard. 16 km de faux plat puis 15 km de montée beaucoup plus soutenue jusqu’au col d’Izoard. Descendre

jusqu’à Briançon, où on prendra à gauche une petite route ( D 36 ) en rive gauche de la Durance par les villages de Pont-de-Cervières et Villard St

Pancrace. A l’entrée de St Martin-de-Queyrières revenir en arrière sur la RN 94 pour traverser la Durance et tourner à gauche par D 4 en direction des Vigneaux où l’on tournera à gauche vers l’Argentière-la-Bessée. Continuer en rive droite de la Durance par la courte mais raide côte de Pallon, puis suivre le Chambon, descendre jusqu’à l’aérodrome où on tourne à droite vers Réotier. Poursuivre 4 km et descendre à gauche pour traverser la rivière et aller retrouver la RN 94 à Montdauphin-gare. Prendre à droite puis suivre la direction de Vars.

Ravitaillement : de 11 h à 13 h après Prelles, sur D 4.

 Feuille de route

Lieu                                        km                                alt ( m )
Vars Ste Marie                       0                                    1650
Guillestre                                11.5                               1000
L’ange gardien                       28.5                                1350
Col d’Izoard                           43                                  2360
Cervières                                52.5                               1636
Briançon                                 64.5                               1200
Prelles                                     74                                 1150
Les Vigneaux                           82                                 1080
L’Argentière-la-Bessée            87                                  960
Pied de la côte de Pallon          4                                    940
Pallon                                      97                                  1127
Aérodrome                             104.5                              900
Montdauphin-gare                  109                                  875
Guillestre                                114                                 1000

Vars Ste Marie                       125.5                              1650

 

L’Izoard, un grand nom, connu par tous les amateurs de vélo, il a été le théâtre de nombreux exploits sur le tour, et aujourd’hui, nous allons le gravir.

Les copains ayant gravi ce géant nous ont mis plein de mots dans la tête, Brunissard, La casse deserte, la stèle Bobet – Copy. Nous voilà partis pour cette belle aventure.

Nous démarrons de Vars Sainte Marie, Comme la veille, Bernard descend en voiture. Il fait frais, le coupe-vent est nécessaire, pas de folie, il y a beaucoup de voitures et impossible de se lâcher.

C'est l'heure du départ, Daniel qui conduit la voiture balai nous salue.
Daniel est marié avec une fille de Fontenoy, que le père de Christian a bien connu

Nous récupérons Bernard en bas et nous voilà partis pour une belle chevauchée.

Un long faux plat dans la vallée du Guil nous amène au pied du col, cette première partie est très sympa. Nous l’avions déjà empruntée l’an dernier mais c’est une découverte pour les petits nouveaux. La température devient agréable.

Le panneau, col de l’Izoard est devant nous, flèche à gauche, braquet tout à gauche ou presque et en avant la musique.

Kilomètre 35, nous traversons Brunissard, comme annoncé, à la sortie la pente devient plus difficile, le tout à gauche est maintenant obligatoire. La pente varie aux alentours de 10% et ça fait mal aux pattes. Notre petit groupe s’étire. Olivier part devant, Christian est un peu derrière.

Les kilomètres passent lentement, je mets pied à terre et suis rejoint par Christian.

Vue sur Brunissard

Nous reprenons la route et atteignons la Casse Desserte. Nous arrêtons pour immortaliser ce moment.

Le paysage est particulier, un immense pierrier, quelques roches qui pointent vers le ciel et de rares sapins. Ce lieu mérite une pause, nous nous en mettons plein les yeux.

La Casse Desserte

                           

Il reste deux trois kilomètres pour atteindre le sommet et c’est la délivrance.

Notre petit groupe se reconstitue avant la descente, le ravitaillement est le bienvenu.

     

Une descente de 20 kilomètres est devant nous. Daniel est devant, la route est assez sinueuse et nous avons un peu de mal à nous lâcher. Quelques lignes droites nous autorisent à faire des folies. Le compteur dépasse le 70 kilomètres/heure, ça nous fout le frisson.

Après le spectacle de l’ascension, la descente offre un autre plaisir bien différent, une bonne poussée d’adrénaline.

Nous arrivons à Briançon et direction le casse-croute.

Il fait 30° et il faut regagner Vars,  50 kilomètres et le col de Vars en dessert.

Nous cheminons sur la rive droite de la Durance, un long faux plat descendant bien agréable. Les organisateurs ont placé la côte du Pallon sur le parcours, nous décidons de l’éviter pour nous ménager avant la montée du col.

   

Le col est devant nous, comme prévu, Bernard met pied à terre, Daniel avec son braquet inadapté fait de même, Christian, Olivier, Francis et moi nous engageons dans l’ascension.

Une nouvelle foi, Olivier et Francis sont aux avant-postes, Christian et moi progressons à notre main. La température dépasse 35° au soleil et vient ajouter à la difficulté.

 

                            

Nous faisons deux trois pauses dans la partie la plus difficile de la grimpette. Daniel et Bernard nous suivent en voiture et nous encouragent tout au long du parcours.

Au sommet, les copains nous attendent avec quelques vitamines à base de houblon, comme dirait Daniel.

Encore une bien belle journée.

 

Les six jours par Francis

La semaine démarrait Dimanche par la première descente du col de Vars vers Guillestre dans la fraicheur du matin, je sentais mes copains  très excités et pressés de découvrir ces belles montagnes, pour certains c'était leur première confrontation avec la haute montagne

La sévère montée vers le lac de st Apollinaire nous met rapidement dans l'ambiance de ce que sera la semaine,

Le ravitaillement prés du petit lac  fut apprécié par tout le monde

La remontée vers Vars sous une température caniculaire  sera le moment le plus pénible de la semaine, la sueur qui nous brulait les yeux nous obligeait à fermer alternativement un œil puis l'autre ; ce n’est pas pratique surtout avec des pentes entre 8 et 10 % 

Lundi c'est la deuxième descente de la semaine vers Guillestre (ce soir il faudra encore la remonter), le versant gauche déjà éclairé par le soleil est magnifique

La traversée de la vallée du Guil avec la route enserrée entre de grandes parois rocheuses et ses petits tunnels est superbe, encore quelques kms et c'est le début du col de l'Izoard (certains se sont endormi hier soir en y pensant; alors il faut ouvrir les yeux tout grand et ne rien manquer)

Après les villages d’Arvieux et surtout de Brunissard les pentes deviennent sérieuses

Le passage à la casse déserte reste un moment spécial et exceptionnel, C’est là que se sont écrites des pages du tour avec Bobet et Coppi. Le paysage ressemble à un décor de western.

La petite descente en courbe avant la dernière montée sur 2 km ajoute encore au caractère lunaire du lieu.

La descente sur Briançon fut un vrai bonheur pour les descendeurs  avec de grandes courbes ou l’on peut affoler les compteurs, dommage qu'il y ait beaucoup de circulation dans les 2 sens

La deuxième remontée vers Vars sera un peu plus facile que Dimanche : il fait un peu moins chaud  et l'on a des points de repère.

Mardi matin, après une nuit passée en bivouac à 2000 m en haut du col de l'Arche, réveil matinal avec des marmottes derrière le camping car, la descente du col avec ses 20 'tornante' vers Vinadio nous à offert des paysages encore différents, avec quelques beaux troupeaux.

Le chocolat offert par Dani dans la descente fut un bon moment

L'ascension du col de la Lombarde en a fait souffrir plus d'un avec ses 1450 m de dénivelé, et personne n'a demandé a faire la montée à Santa Anna prévue au programme,

 La remontée du col de Larche (avec toujours ses 20 ' tornantes') fit mal aux pattes arrières de beaucoup

Une bière bien fraiche a été appréciée par tout le monde au sommet

 
Jeudi  pour la 3iéme fois de la semaine nous descendons vers Guillestre

Ce matin il fait très froid 5 ou 6° peut-être, mais la montagne en face est toujours aussi jolie

La journée démarre vraiment par la traversée du fort de Montdauhin en  empruntant des petites routes étroites et très pentues.

La suite du parcours sera une succession de petites ascensions qui font très mal aux jambes

On peut même dire que dans la très sévère montée de Souliers à 1850m (et non 1650 comme disait le book) certains étaient à coté de leurs pompes.

La pause de midi à Meyriés un petit village de 19 habitants permit a beaucoup de récupérer des grimpettes du matin

Ensuite il fallait rentrer à Vars et effectuer la fameuse montée pour la 3 ième fois de la semaine

la température était beaucoup plus basse ; 24° environ si bien que par rapport à Dimanche et lundi ce fut un vrai bonheur ; la traversée de st Marcellin put même se faire avec le 39 dents

 
Vendredi 13 juillet

 la Bonette !,,,,,la Bonette !

Ce matin la météo est menaçante, certains ont pris de gros blousons, la suite va leur donner raison

La descente vers Jausiers est très belle avec des lacets au début (ce soir il faudra la remonter )

Le début de l'ascension est relativement facile mais la perspective des 23 km d'ascension avec un sommet à 2802 m rend tout le monde soucieux.
Les choses se compliquent ensuite avec des pentes plus fortes et surtout le vent qui souffle en rafales, Les bourrasques sont tellement fortes  qu'il vaut mieux ne pas rouler coté ravin.

Dans cet univers complètement minéral à l'ambiance un peu dantesque il faut gravir le dernier km très pentu. Après la traditionnelle photo au sommet la descente s'avère encore plus périlleuse que la montée ; Certains  font même des bouts à pied tellement les rafales son violentes

La température est très basse ; heureusement nos compagnes qui étaient montées en voitures nous ont prêté leurs polaires

Après une pause de midi écourtée à cause de la température il ne restait plus que la dernière ascension de la semaine: le col de Vars coté Jausiers

Après 14 kms faciles, les 8 kms suivant à 8% de moyenne se montent avec un sentiment partagé entre la joie d'avoir terminé et aussi une petite tristesse en pensant que demain il n'y aura plus rien à gravir et que tous les bons moments passés avec tout le groupe vont s'arrêter

Il va falloir reprendre le travail pour certain et le désherbage pour d'autres

Comme les coureurs du tour nous avons fêté la fin du séjour avec une coupe de champagne bue dans la descente du col de vars

 
Si cette semaine est vraiment une réussite c'est surtout grâce au travail énorme d'une petite équipe de bénévoles qui nous ont accueillis renseignés et surtout restaurés, avec beaucoup de gentillesse

 Francis


Mardi 10 juillet 2012

 
Col de la Lombarde et col de Larche

Une incursion chez nos voisins transalpins pour une ascension inédite dans les 6 jours de Vars, à savoir le versant italien du col de la Lombarde. Avec ses 24 km pour 1450 m de dénivelé il compte parmi les grands cols alpins. Au coeur de ces paysages de toute beauté est perché le très beau Sanctuaire de Santa Anna di Vinadio, le plus haut d’Europe à 2035 m qui mérite également la visite.

A visiter : Village fortifié de Vinadio, Sanctuaire de Sant’Anna di Vinadio.

Grand parcours : ( 114 km, + 2700 m )

Départ : 8h30 du Col de Larche, compter 40 mn de voiture depuis Vars.

Itinéraire : Descendre par la route nationale S 21 pendant 31 km jusqu’à l’embranchement du col de la Lombarde 1 km avant Vinadio. Tourner à droite vers Colle di Lombarda – Francia. Monter jusqu’au col (24 km). Revenir en arrière sur 9 km et tourner à gauche pour monter 2 km jusqu’au sanctuaire de Sant’Anna. Redescendre jusqu’au pied du col et à Pratolungo tourner à gauche pour remonter la vallée Stura par une petite route tranquille en rive droite de la rivière pendant 14 km, jusqu’à Pietraporzio où l’on retrouve la S 21 jusqu’au col

de Larche.

 Ravitaillement : de 11 h à 13 h dans la redescente du col de la Lombarde au km 70.

 Feuille de route

Lieu                                                 km                       alt ( m )
Col de Larche                                  0                          1948
Vinadio                                            31                        900
Col de la Lombarde                         55                        2350
Carrefour de Sant’Anna                   64                        1850
Sanctuaire de Sant’Anna                  66                        2035
Pratolungo                                        83                        900
Pietraporzio                                      97                        1280
Col de Larche                                  114                      1948

 
Aujourd’hui, notre balade nous emmène en Italie, départ en voiture jusqu’au col de Larche pour un aller retour jusqu’au col de la Lombarde.

Nous enfourchons notre vélo pour une longue descente de 30 kilomètres.

Les marmottes nous encouragent par leurs sifflements, nous arrêtons devant un panneau en l’honneur de Fausto Coppi, le héros local.

Daniel à la surprise de tous nous propose un café que nous acceptons avec plaisir.

Café pour tout le monde, avant l'effort, le réconfort

Un autre Daniel qui conduit la voiture balais nous demande quel est notre programme, nous sommes bons derniers.

Nous reprenons la route.

Un premier ravitaillement se trouve avant Vinadio qui marque le départ du col de la Lombarde, 24 kilomètres et 1450 mètre de dénivelé, moyenne 6.6%, que du bonheur, mais rentrons dans le détail, ça vaut le coup,

-          les deux premiers kilomètres à 12%,

-          le sixième kilomètre à 16.8%, et oui c’est écrit dans le manuel,

-          une légère descente et à nouveau du 12%

-          etc. en fait le col est une succession de pentes raides suivies de parties plus faciles, difficile et usant.

La montée est superbe, les lacets nous laissent découvrir la vallée en contrebas.

Dans la montée, un superbe chevreuil vient nous saluer en traversant devant nous, un moment particulier.

   

La première partie est difficile comme annoncé. Aux environs du sanctuaire de Santa Anna, la route fait à nouveau quelques lacets et il faut s’employer pour vaincre la pente.

Un groupe fait une halte devant une trouée qui nous donne un panorama splendide sur le Sanctuaire. Bernard et moi nous arrêtons, quelques minutes plus tard, Christian fait de même. Des photos immortaliseront cet instant.

Le final est plus facile, nous sommes au sommet, nouvelle séance photo avant de redescendre vers le ravitaillement où nous attendent nos compagnes. La route est en mauvais état, il faut être prudent.

En fin de descente, Daniel passe dans un trou et crève des deux roues, ceci juste dans un virage, il lui faut un peu de sang froid pour ne pas chuter.

L’après midi va être long mais le col de Larche semble assez facile. Environ 30 kilomètres de grimpette, un faible pourcentage, entre 3 et 4% moyen.

Nous démarrons tranquillement. Un élément va peut être perturber cette belle journée, la température. En effet, le thermomètre monte doucement. Au plus fort de la journée c’est un 40° sans le moindre nuage, rien pour nous protéger. La situation devient difficile.

Nous restons à quatre, Daniel, Bernard, Christian et moi.

40° pas un coin d'hombre

Daniel s’arrête à une voiture d’assistance pour vérifier la pression de ses pneus, nous continuons, il est en forme il nous rattrapera.

Pendant la manœuvre, il casse sa valve mais n’a plus de chambre de rechange. Il devra attendre un autre groupe pour le dépanner.

De  façon régulière nous retrouvons le groupe de Singapour et profitons de leur voiture d’accompagnement pour rempoter les bidons.

A une dizaine de kilomètres du final, Bernard nous offre une boisson fraiche, petit moment de repos.

Il faut aller au bout.

Ce matin, à l’entrée d’un tunnel, nous avions remarqué un panneau « Galeria », nous n’avions pas compris que la galère serait pour ce soir.

La fin de l’ascension est constitué de longs lacets, nous les passons un par un.

Je décide de rouler à ma main, je distance lentement mes camarades. En contrebas, je vois Daniel à l’arrêt, une voiture d’assistance est avec lui, il pourra rentrer sans problème.

     

20 "tournantes", on n'est pas au bout

La fin est interminable, pour compléter le tout, le vent est maintenant de la fête, et je galère pour arriver au sommet.

Enfin le parking, et la fin de cette longue journée de vélo.

Ce col semble facile sur le papier, mais en fait il est interminable et la température le rend particulièrement difficile.

 

 Mercredi - La journée de repos

Après trois jours sur les routes, une bonne journée de repos est la bienvenue. Chacun vaque à ses occupations. Après une bonne nuit sans réveil matin, nous sommes quelques-uns à nous balader aux alentours du village. La nature est belle et tranquille.

     

Le midi, pique-nique dans le parc des écrins.  Le site est protégé et mérite le détour, une gorge de quelques kilomètres permet d’y accéder. Le repas est copieux et tout le monde se régale, échange, s’amuse. L’instant est très convivial.

Après le repas, les épouses décident de remonter les 4 – 5 kilomètres à pieds. Nous remontons en voiture et retrouvons tout ce beau monde à l’entrée du site.

La journée se termine par la visite du village des marmottes au Mont Dauphin.

Après avoir passé le garde des lieux qui nous invite à respecter les animaux, nous avons le plaisir de côtoyer ces petites bêtes fort sympathiques, de les nourrir de trèfle et autres végétaux.

                             

Pour l’apéro, obligatoire par ces temps difficiles, nous nous retrouvons tous au chalet, et c’est avec une  bande de joyeux lurons que nous passerons une bonne partie de la soirée. Ce moment est aussi l’occasion de rencontrer Joyce, une Singapourienne qui participe pour la deuxième année consécutive à cette randonnée.

     

Christian qui s’exprime sans problème en anglais s’est acquitté très volontiers de la mission d’accueil, à laquelle il a pris beaucoup de plaisir. On se demande pourquoi.

 

Les six jours par Daniel

Souvenirs des hautes alpes.

Depuis plusieurs années notre ami Bernard LEDUC me rapportait chaque année ses souvenirs des 6 jours de VARS avec tellement de plaisir que je me devais de découvrir à mon tour ce formidable voyage.

 L’intérêt était double pour moi, l’ascension de quelques cols mythiques et la découverte de la montagne l’été.

Certes ces montées qui n’en finissaient pas étaient rudes, mais la souffrance était vite oubliée autour d’un rafraichissement pris avec les copains pour parler de l’épreuve du lendemain.

 Jean-Marc nous parlera de tous ces temps forts, je retiendrais la montée au départ de FORT-QUEYRAS au SOULIER  avec des pourcentages souvent à deux chiffres qui nous conduisait dans un très joli hameau, comme au bout du monde, j’y aurais bien passé le reste de la journée.

 J’invite tous ceux qui voudraient tenter l’aventure à le faire, ils ne regretteront pas.

 Vivement l’année prochaine…………………… !

 Daniel      

 

Jeudi 12 juillet 2012

 
Montdauphin, Bramousse, Souliers et Meyriès

Une journée de vélo hors des sentiers battus qui nous conduira par de toutes petites routes à la découverte du patrimoine mondial de l’Unesco (place forte de Montdauphin) et du patrimoine régional du Parc du Queyras dans de charmants

villages traditionnels qui méritent la visite. C’est un parcours « casse-pattes » ponctué de courtes et raides bosses, qui peut s’avérer aussi fatigant qu’un grand col.

A visiter : Château-Queyras, Espace géologique.

  

Grand parcours : ( 96 km, + 2250 m ) :

Départ : 8 h place de la poste à Vars Ste Marie.

Itinéraire : de Vars descendre à Guillestre par D 902. Continuer à descendre 4 km direction Briançon. Après avoir franchi le Guil, tourner à droite vers St

Guillaume et à l’entrée du hameau tourner à gauche pour monter vers Montdauphin-Fort. Traverser cette remarquable place forte et à la sortie nord aller tout droit vers le Quartier du Roy. A l’entrée de ce hameau prendre à droite vers la Font d’Eygliers. 50 m avant l’entrée du village tourner à droite pour descendre par une route étroite et raide jusqu’au torrent du Guil et remonter en face vers Guillestre par la côte du Simoust. Descendre dans Guillestre puis tourner à gauche pour prendre la route de Château-Queyras. Dans la combe du Queyras, à 5 km après la Maison du Roy, tourner à droite vers Bramousse. 3.5 km de montée à 8 % jusqu’à ce village typique. Redescendre par la même route jusqu’à la D 902 que l’on suit jusqu’à Château-Queyras. Dans le centre du village, après un virage à gauche démarre sur la gauche la route de Souliers et Meyriès. Monter d’abord au premier de ces 2 villages par une route raide puis redescendre jusqu’à l’embranchement et monter à Meyriès. Retour à Vars par la D 902.

Ravitaillement : de 11h à 13h à Meyriès, au km 61.

Feuille de route

Lieu                                      Km                alt ( m )
Vars Ste Marie                      0                   1650
Guillestre                             11.5                1000
Saint Guillaume                    15.5                875
Montdauphin-Fort                18.5                1040
La Font d’Eygliers                20.5                1020
Pont sur le Guil                     21.5                890
Guillestre                              26                   1060
Carrefour de Bramousse       36.5                1185
Bramousse                            39.5               1450
Carrefour de Bramousse        42.5               1185
Château-Queyras                   49.5               1350
Souliers                                 53.5               1650
Embranchement de Meyriès   57.5                1380
Meyriès                                 61.5                1700
Château-Queyras                   65.5                1350
Guillestre                               84.5                1000

Vars Ste Marie                       96                   1650

Journée casse-pattes

Jeudi, aujourd’hui pas de grand col, on visite quelques villages typiques. Nos amis organisateurs ont de drôles d’idées, ils vont chercher les villages à flanc de montagne pour nous amuser.

Contrairement à l'habitude, nous sommes deux trois bien décidés à faire le petit parcours, en effet au retour est prévu le col de Vars jusque Sainte Marie, Olivier et moi l’avons fait deux fois, Christian une.

Nous voilà partis, direction Mont Dauphin, la ville fortifiée mérite le détour et pour ce faire nous escaladons d’entrée une petite route à 10%, bonne mise en matière.

Nous faisons du tourisme et faisons les pauses qu’il faut pour les photos.

A la sortie, descente rapide dans le fond de la gorge que nous remontons immédiatement, pas de problème, toujours du 10% et plus, si c’est comme ça toute la journée…!!!

Prochaine étape Bramousse, petit village isolé à 1450 mètre d’altitude. Route étroite et en mauvais état. L’ascension se fait sans difficulté, la pause au village est la bienvenue. La descente est parcourue lentement, l’état de la chaussée impose la prudence.

Direction Chateau Queyras et le village de Soulliers. Le road book indique 4 km pour 300 mètre soit 8% de moyenne.

Nous démarrons tranquillement, un cyclo qui revient de là haut nous indique que c’est dur-dur. Effectivement, rapidement la route s’élève, le pourcentage dépasse les 10%. Un peu plus loin le compteur annonce 1600 mètres alors que le village est à 1650 et un autre cyclo nous annonce 2 kilomètres très difficile. Le qualificatif n’est pas usurpé, en fait le village est à 1825 et la pente sur les deux derniers kilomètres est à 15%.

Christian s’arrête, est déséquilibré et tombe. Il se décourage et fait demi-tour.

J’ai pris un peu de retard, je monte la bosse, plus précisément je me hisse là haut en mettant toute mon énergie. J’ai rarement souffert de la sorte, et je me demande encore comment je suis allé au bout.

Je retrouve les copains et profite de ce bel endroit.

La prochaine étape sera le ravitaillement une nouvelle bosse de 4 kilomètre à 8 – 9 % de moyenne.

Le retour vers Guillestre se passe sans difficulté.

Comme prévu pour Christian, Olivier et moi, c’est la fin de l’étape. Francis, Daniel et Bernard s’engagent dans l’ascension du col de Vars.

Francis est à l’aise, Daniel va bien et roule à un bon rythme, Bernard suit.

         

Il souffre l'ami Bernard, Mais au fait, à qui il ressemble

Alors que Daniel conserve son sourire, Bernard commence à grimacer, il est parti un peu vite. Nous l’encourageons tout au long du parcours. Bernard atteint Vars Sainte Marie quelques minutes après Daniel.

                                                

Le col de Vars côté sur est vaincu, heureux de l'avoir fait

Francis qui a fait trois fois cette grimpette nous précisera que cette dernière était beaucoup plus facile du fait d’une température beaucoup plus douce.

La journée a été à la hauteur des espérances, casse pattes à souhait.

 

  Facile Francis dans cette ascension

Vendredi 13 juillet 2012

 

Cime de la Bonette

Plus haute route touristique d’Europe, ce géant des Alpes du Sud est un très

beau défi que souhaite relever tout cyclotouriste qui se respecte. Cette montée de

plus de 1500 m de dénivelé permet de découvrir une grande diversité de

paysages et de végétation, des cultures fertiles de la vallée de l’Ubaye aux

pierriers arides de la haute montagne. A la descente, après avoir fait le tour de la

montagne, n’oubliez pas de tourner à gauche au col de Restefond ; on en a vu

faire plusieurs kilomètres avant de réaliser qu’ils descendaient vers Nice…

A voir : Maison de la vallée à Jausiers, fort de Tournoux, Musée des traditions à

St Paul-sur-Ubaye.

Grand parcours : ( 101 km, + 2700 m )

Départ : 8h à l’office du tourisme à Vars-les-Claux.

Itinéraire : Monter au col de Vars et suivre la même route vers Barcelonnette

jusqu’à l’entrée du village de Jausiers. Là, tourner à gauche et gravir le col de

Restefond et la cime de la Bonette. Faire le tour de la montagne et tourner à

gauche au col de Restefond vers Jausiers. Retour par la même route.

Ravitaillement : de 11 h à 13 h dans la descente du col de Restefond, au km 60.

Feuille de route

Lieu                                      km                 alt ( m )
Vars-les-Claux                     0                     1850
Col de Vars                         4.5                  2110
St Paul-sur-Ubaye                12.5                1470
Jausiers                                26.5                1240
Col de Restefond                 49.5                2715
Cime de la Bonette                50.5                2802
Col de Restefond                  51.5                2715
Jausiers                                 74.5                1240
St Paul-sur-Ubaye                 88.5                1470
Col de Vars                           96.5               2110

Vars-les-Claux                       101                1850

 

La cime de la bonnette

C’est le dernier jour, la randonnée va atteindre des sommets. Aujourd’hui, nous allons gravir le sommet de l’Europe. En effet, la cime de la Bonnette est la route goudronnée la  plus élevée d’Europe.

Départ 7h30, première escalade, il faut passer le col de Vars.

Daniel qui a bricolé son vélo pour avoir un pignon plus adapté rencontre quelques difficultés, sa chaine se coince régulièrement entre la roue libre et les rayons. Le bougre n’a pas souhaité ajuster son réglage hier soir. Il rencontre ce problème dès les premiers mètres.

Nous montons tranquillement le col et l’attendons là-haut.

La descente du versant sud se fait à bonne allure, nous prenons maintenant plaisir dans les descentes.

La liaison jusqu’au pied du col se passe sans problème. Nous sommes devant ce géant et impossible de faire demi-tour.

Après une petite pause nous nous engageons dans l’ascension. Les positions sont toujours les mêmes, Christian contrairement à l’habitude part devant, il se sent bien, pour ma part je roule avec Bernard.

Impressionante la vue

Les kilomètres passent, la pente n’est pas trop forte et nous progressons sans gros problème.

Dans un lacet, surprise, Christian est derrière à plus d’un kilomètre, que lui est-il arrivé, nous ne l’avons pas vu. Quelques minutes plus tard il est avec nous, il a fait l’effort pour revenir dans nos roues, il est vraiment en forme.

Le sommet est en vue, des cyclos qui redescendent nous invitent à être prudents, Ernest du club de Vars nous invite même à ne pas aller jusqu’en haut. Rapidement nous allons en découvrir le motif.

                                

Que du mineral, ça fout le frisson

Le vent est très fort, il souffle en rafale et nous déséquilibre. Une pause est obligatoire pour revêtir le blouson avant le sommet.

Nous passons le col de Restefond et poursuivons vers la cime, le vent est de plus en plus violent, un cyclo tombe devant Daniel, bousculé par une bourrasque. La pente est très raide et il faut pas mal d’énergie pour venir à bout de cette grimpette.

Nous arrivons là-haut, pas peu fier d’avoir vaincu ce géant. Christian nous avouera qu’il n’était pas loin de lâcher une petite larme. La séance photo s’impose, mais il ne faut pas trainer, il fait froid et une longue route nous attend encore.

Il va nous lâcher une larme l'ami Christian

Elle vaut de l'or cette photo
nous avions mis nos beaux maillots Roue Libre pour ce grand moment 
mais le froid nous a obligé à endosser le blouson

Avec ce vent, la descente est encore plus dangereuse que la montée, je roule à 10 kilomètre/heure et ai beaucoup de mal à tenir le vélo, nous roulons tous tout prêt de la paroi, loin du vide pour éviter l’accident.

Après quelques kilomètres, tout redevient normal, nous pouvons nous lâcher un peu et rejoindre le ravitaillement.

Il y a un grand soleil mais il fait froid, nous mangeons rapidement notre pitance. Daniel qui n’en loupe pas une a même prévu un petit apéritif local, « le gratte cul » que nous dégustons avec plaisir.

     

Qui a dit qu'il faisait froid
le "gratte cul" ne suffit pas pour nous réchauffer

Il fait un froid de canard, le repas sera vite avalé.

Après le repas le reste de la descente s’offre à nous. J’oublie mes petits camarades et part dans un bel exercice de style.

Un 4x4 est devant moi, il me ralentit dans les premiers virages. Il accélère progressivement et c’est parti pour quelques minutes de plaisir, le compteur monte à plus de 70 kilomètres/heures, ce véhicule me sert de lièvre, ses freins m’indiquent les zones à risques et c’est l’un derrière l’autre que nous terminons la descente.

Je m’arrête en bas pour enlever le blouson et attendre les copains. Après quelques minutes tout le monde est rentré, et nous pouvons terminer la sortie.

Il nous reste le col de Vars côté sud à escalader, je ne l’ai jamais monté en vélo, contrairement à l’autre face, il commence assez facilement pour terminer avec de gros pourcentages.

Bernard remonte en voiture, Christian l’accompagne, il a beaucoup donné. Nous partons à quatre pour cette dernière ascension de la semaine.

Comme à chaque fois, Olivier part aux avant-postes, Francis le suit, Daniel et moi montons à notre main. Daniel s’arrête il semble avoir un problème, je continue à ma main et après quelques kilomètres je le vois passer en voiture, il n’a pas pu aller au bout.

   

Christian qui lui, est descendu de voiture, est maintenant devant moi, il a décidé de faire les derniers kilomètres en vélo. C’est ainsi que nous terminons ce col.

Là-haut notre comité d’accueil au complet nous attend, nos pom-pom girls nous encouragent au sommet. La rando est terminée, 500 kilomètres parcourus et plus de 12 000 mètres de dénivelé, une bonne semaine, tout ça vaut bien une coupette.

Pour terminer en beauté, Francis et Marie France nous invitent à partager le verre de l’amitié au  camping-car.  C’est bon, c’est frais et très agréable, encore un bon moment de convivialité où tout le monde se retrouve dans la joie et la bonne humeur. Oubliées les douleurs, nous sommes tous heureux de l’exploit réalisé.

Une coupette pour clore cette belle semaine
marci à tous

Exploit, Exploit, et oui, le mot est fort mais pour les cyclo que nous sommes, une telle semaine vaut bien ce qualificatif.

 

La soirée de clôture

La semaine se termine à la salle des fêtes. Denis le président après avoir remercié tous ses bénévoles, remercie ses sponsors. il faut beaucoup de soutien pour réussir une telle aventure, aventure qui dure depuis 29 ans.

L’an prochain sera la trentième et ce dernier nous promet un 6 jours très particulier.

                               

Une belle équipe autour de son Président Denis (photos Laurent)

Les discours terminés, tout le monde se retrouve pour un dernier apéro et un bon repas. Ce sera une nouvelle occasion pour échanger avec un cyclo belge à notre table qui fait triathlon, niveau « ironman », un peu plus de trois kilomètre de natation, 160 kilomètres en vélo et un marathon pour terminer.

Un peu plus tard, ce sera un copain de Singapour qui viendra échanger avec nous.

Un échange de maillots viendra clôturer cette belle et grande semaine.

     

Un bon repas, une bonne ambiance, et une équipe d'organisateurs sympa

Un échange avec nos amis de Singapour

JMD