Six jours de Vars 2013
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Les 6 jours de Vars 2013
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Jean Marc - Bernard - Claudine - Jacky - Agnes - Noelle - Daniel - Danièle - Gérard - Anne Marie - Monique- Olivier - Christian - Jean Louis
Une belle et bonne équipe

Les photos

Samedi - Accueil des participants
Dimanche - Mongenèvre - col de l'Echelle - la Clarée

Lundi - Cime de la Bonette
Mardi - Col d'Izoard

Mercredi - l'Alpe d'Huez
Jeudi - Col de la Cayolle
Vendredi - Saint Véran - Col Agnel
Vendredi - Soirée de clôture

Le site des six jours de Vars 2013 - Les photos de notre ami Laurent 

http://www.vars.com/ete/fr/vars-evenements/2013/6jours-cyclos/index.asp?incpage=2

Une retro sympa de notre ami " Gérard le Cyclo "        

http://youtu.be/Li2DPJH6w-4

Samedi 6 juillet – accueil des participants

Nous sommes 7 du club à faire le déplacement accompagnés  de nos conjointes  et des parents d’Olivier.
Pour Christian et moi, c’est la troisième participation, pas d’inquiétude, nous connaissons la difficulté et nous nous sommes préparés.

                   

JMD                                                                        Christian

Bernard, Daniel et Olivier reviennent en deuxième semaine.

Trois cas particuliers :

- Bernard s’inquiète devant la difficulté et l’absence de journée de repos
- Daniel a subit une prothèse de hanche cet hiver et ne sait pas comment il va passer les cols
- Olivier arrive avec 1000 kilomètres dans les jambes sur le trois derniers mois. Ses obligations professionnelles ne lui ont pas permis de se préparer convenablement, mais sa jeunesse et ses qualités de grimpeurs devraient lui permettre de passer une bonne semaine

   

Bernard                                                Daniel                                                       Olivier

Les deux petits derniers, Jacky et Jean Louis découvrent la haute montagne en vélo, deux particularités également.

- Jacky a très peu roulé mais il vient de faire le GR 20 en Corse, il dispose d’une très bonne condition physique
- Jean Louis, le benjamin du groupe s’est très bien préparé. Son petit gabarit va lui permettre de survoler les difficultés. Il lui appartiendra de bien gérer.

             

Jacky                                                      Jean Louis

Les petits nouveaux à la découverte des six jours



Les mêmes, il faut prendre des forces,
 la semaine va être longue
On va passer de bons moments



Qui a dit que le vélo imposait du sacrifice
Pas pour tout le monde

 L’accueil est toujours aussi sympathique. Denis et son équipe nous présentent  la semaine de réjouissance et nous invitent à l’apéro. Ces moments de convivialité seront nombreux tout au long de la semaine et nous permettrons de nous retrouver, d’échanger, et de faire de nouvelles et belles rencontres.

 

Dimanche 7 juillet: COL DE MONTGENEVRE, COL DE L'ECHELLE ET CHALETS DE LAVAL

 

« La Clarée, rivière bénie des Dieux. C’est féerique, c’est paradisiaque. J’ai sous les yeux le plus beau pays du monde " extrait d’une soupe aux herbes sauvages ’’. Qui mieux que l’écrivain Emilie Carles pouvait décrire cette  splendide vallée. Vous jugerez par vous-même si c’est la réalité ou un simple excès de chauvinisme. Quant aux efforts à fournir pour la visite de ces hauts lieux, ils ne seront pas insignifiants non plus. Quelques rampes assez sérieuses émailleront le parcours classique et une très grosse journée attendra les cyclistes qui s’engageront sur le grand parcours.


Grand parcours : 156 km, + 2200 m :
Départ : 7h30 de la gare SNCF de la Roche-de-Rame (30 min de voiture depuis Vars).

Dimanche : Montgenèvre et col de l'Echelle par Jean Louis

Les 6 jours de Vars sont ma première réelle confrontation avec la haute montagne. Un rêve de gamin que je vais réaliser cette année avec mes acolytes de la Roue Libre. Beaucoup d appréhensions mais une fâcheuse envie d'en découdre avec la pente.
Il n était pas question de louper ce rendez vous. C'est pourquoi je me suis entrainé en conséquence, avec plus de 5000 km au compteur  avant de partir.
Le but était pour moi de prendre un maximum de plaisir sans trop souffrir ce qui a été dans l'ensemble le cas. Je regrette peut être sur l'ensemble de la semaine d'avoir eu un développement un peu court ce qui m'a obligé à monter très souvent en force ; j'y penserai pour les autres fois. 

Il m a été demandé de vous narrer la journée de dimanche : ce n est pas la meilleure journée que j'ai passé mais celle-ci reste tout de même riche en anecdotes.

Au programme de ce dimanche : le col de Montgenèvre, le col de l’Echelle et la vallée de la Clarée. Deux cols à la renommée moindre que les géants des Alpes, mais loin d être tout de même insignifiants.
Départ pris à 7h30, nous devons rejoindre l’ancienne gare SNCF de la Roche de Rame. Nous empruntons la Rn 94 en direction de Briançon. La mise en route est difficile, je me retrouve très vite pris de douleur derrière les cuisses (les idiots jambiers selon Christian). Peu avant le hameau de Sainte Marguerite, un petit coup de fesse ressemblant étrangement à nos bosses de chez nous nous met tout de suite dans le bain. La statue en contrebas semble nous narguer : « ha ha ha vous avez signé pour en chier, sinon fallait rester chez vous ».

 Nous arrivons sur Briançon, peu à peu, mes douleurs s’estompent, ouf juste une fausse alerte, ce qui va me permettre d’aborder le col de Montgenèvre avec plus de sérénité.
Le col en lui-même n’est pas insurmontable : 14km a 4.2% avec des pourcentages au maximum autour de 8%. Le premier enseignement cependant de la semaine est que, à moins d être un champion, impossible de maintenir le 39 dents sur la durée.
Allez hop, on passe au 30, et on monte moins vite du coup, ce qui permet de jeter un coup d’œil sur la cité Vauban en contrebas.

 La circulation et de ce fait le bruit rendent la montée un peu désagréable, de plus nous nous faisons doubler par une trentaine de motos d’époque, donc aucune norme antipollution. Ca reste quand même mythique.
Arrive le ravito au sommet du col, j’y attends mes compagnons puis nous descendons la vallée de la Dora. Une circulation nombreuse et un nombre assez important de tunnels relativement peu éclairés rendent la descente peu attrayante. De plus il nous est difficile de retrouver notre chemin. Nous devons rejoindre la ville de Bardonneche mais sans road book et sans fléchage au sol ce  n’est pas forcement évident. Denis nous avait préconisé la veille de suivre le parcours de la Luc Alphand mais quand devons nous le quitter ? Bonne question !
Pas de panique ! Nous parvenons tout de même à trouver notre chemin et rallions la Vallée étroite et Bardonneche sans trop de soucis. 

C'est ici que commence le col de l’Echelle : ce col a une particularité, c'est le passage à ciel ouvert le plus bas des Alpes occidentales (au sens qu'il relie la France ou la Suisse à l'Italie). Il monte tout de même durant 9km à une moyenne de 5.4%.. 

Les pentes ne sont pas insurmontables, mais la chaleur va nous faire du mal. Il convient de bien s'hydrater. En milieu de pente, un motard distribue des bouteilles d’eau, je m'en asperge et elle me fait un bien fou. Du coup je finis le col sur un bon rythme.
Le ravitaillement de la Luc Alphand nous invite à nous arrêter un peu avant le sommet. Nous leur expliquons que nous ne sommes pas de la même randonnée  mais insiste  malgré tout. Nous apprécierons cet état d'esprit à sa juste valeur.

Le sommet du col donne l’occasion d une photo souvenir.

Son premier grand col, début d'une longue liste

J'attends les copains et nous redescendons en direction de la vallée de la Clarée pour le pique nique. Le lieu est enchanteur.

 

 
 Nous ferons l’impasse à l’unanimité sur la montée vers les chalets de Laval. Mine de rien cette première journée est éprouvante. Ca n’empêche pas Jean Marc de nous emmener sur un petit run dont il a le secret dans la descente de la vallée.
A la sortie de Briançon, la descente de la vallée de la Durance s’effectuera par les petites routes adjacentes à la N94. Le cadre est tranquille et très agréable néanmoins, les coups de cul ne sont pas rares. Bernard, dans un jour sans, rentrera lui par la Nationale.
Nous nous retrouvons tous à la Roche de Rame et de la regagnons Vars pour un rafraichissement bien mérité chez Jean Marc et Christian.
A la suite du briefing rendez vous à nouveau au chalet pour l'apéritif et savourer la fin de cette première journée.

Pour ma part cette première expérience aura été hautement bénéfique. J'aurai pris énormément de plaisir à gravir quelques géants des Alpes. Mais c est surtout cet esprit de camaraderie qui caractérise notre club qui aura régné en maitre durant toute cette semaine.

Il est évident que je renouvellerai l’expérience ; pourquoi pas à Vars pour un deuxième 6 jours, ou pourquoi pas ailleurs. L’avenir me le dira bien assez vite.

Jean Louis

Il a goûté à la haute montagne, il est cuit

   


La mise en bouche est sympa, 156 kilomètres pour une première journée, un bon menu pour démarrer.

Départ 7h30 direction de Briançon. Derrière Briançon je ne connais pas le parcours, et ascension du mont Genèvre. La montée est facile et nous découvrons en toile de fond les forteresses de Briançon, c’est magnifique.

Après quelques kilomètres, une pétoire pétarade derrière nous, pas besoins de compte tours, on entend chaque explosion. Une vieille moto nous dépasse et s’arrête un peu plus loin, Daniel et moi nous arrêtons pour admirer cette relique, un engin des années 30 qui monte gaillardement ces cols de haute montagne. Un peu plus loin c’est un groupe de quelques dizaines de vielles motos qui nous dépasse dans un bruit d’enfer. Cette première partie du circuit sur la nationale devient désagréable avec ce bruit, cette circulation importante. On est venu pour respirer le bon air, mais ça ne sera pas pour aujourd’hui.

Daniel sur sa nouvelle monture, une belle machine de plus de 20 ans son ainée

Il n’y a pas de fléchage sur la route, Denis le président nous a invités à consulter le road book, c’est bien gentil mais la photocopieuse a oublié d’imprimer le verso, on ne peut plus faire confiance au matériel,  donc pas de road book.

Deuxième conseil, vous suivez le parcours de la cyclo Luc Alphand, mais attention de ne pas aller trop loin, vous la quittez en cours de chemin, oui, ok, mais c’est quand.

Troisième information, attention de prévoir un éclairage mercredi, vous allez traverser des tunnels. On est dimanche et nous traversons des tunnels. Où est l’erreur ????

Avec tout ça, il ne faut pas s’inquiéter, pas de stress, nous devons être sur la bonne route.

Pour compléter, nous demandons la route aux autochtones, des italiens, normal nous sommes en Italie, ils nous répondent oui, mais ont-ils compris la question ???...

Qu’à cela ne tienne nous progressons, nous finissons par retrouver nos marques et gravissons maintenant le col de l’Echelle. La vallée qui précède est très accueillante.

Dès le départ Jean Louis et Olivier prennent le large, pour les autres nous restons groupés. Après quelques temps, Bernard montre des signes de faiblesse, il n’est pas très bien. Daniel va et vient, il semble en forme. Chacun monte à sa main et le regroupement se fait en haut du col.

Petite anecdote, à deux trois cent mètres du sommet, un contrôle de la Luc Alphan, je trouve les camarades et m’arrête. Nous sommes invités par ces personnes à nous ravitailler, super sympa, je les préviens que nous ne faisons pas la même rando, mais ils insistent. La barre de céréale et la compote de pomme sera très appréciée. Merci à eux pour ce bon accueil.

C’est maintenant la fin du col et le ravitaillement. Là haut surprise, Daniel arrive en voiture, il a eu un problème, déshydratation ou autre, il n’avait plus de jambe et a dû se faire assister.

       

Les copains arrivent chacun leur tour, c’est maintenant Bernard qui est au plus mal. Il est grand temps de se rendre au pique nique, nous sommes très en retard, la montée, le stress lié à ce road book incomplet à ouvert l’appétit et nous a fait perdre beaucoup de temps. Denis, si tu me lis, mets quelques flèches, ça rassure.

Un bon repas nous fait oublier tout ça.


Je ne sais pas ce que Christian a mangé pour monter les cols sur la roue arrière
c'est peut être le gâteau de riz

pour le chien c'est moins facile
regarder tous ces exploits, ça use

L’après midi sera plus tranquille. D’un commun accord, nous décidons de réduire la distance en rentrant directement, nous n’irons pas au chalet de Névache.

La descente de la vallée du même nom est très agréable, petite route de montagne dans les arbres. Je suis devant et appuis sur les manivelles pour imprimer un bon train. C’est agréable, pour moi mais aussi je pense pour le petit groupe qui s’est formé derrière moi.

Nous passons Briançon et empruntons de petites routes bien tranquilles pour regagner les voitures.

Bernard pas très en forme, décide de prendre un raccourci et rentre par la nationale. Mais en difficulté il téléphone pour qu'on aille le rechercher. Nous sommes très démunis, il faut aller jusqu’aux voitures, appel à Bernard qui est sur la bonne route, relativement en forme, en tout cas apte à rentrer par ses propres moyens. Le message alarmiste était un peu exagéré. Il faut dire qu'il a peu mangé le matin et juste un peu de riz au lait le midi. avec un tel parcours, il allait droit dans le mur.

                             

                                           Christian                                                                              Bernard - l'an prochain je m'inscris à la pétanque

Nous arrivons finalement au point de départ, tout le monde est là, heureux finalement d’avoir passée cette journée qui ne laissera pas un grand souvenir.

Une bonne douche plus tard, toute l’équipe se retrouve au chalet autour d’une boisson fraiche bien méritée.

      

Je ne dénoncerai personne - mais ils étaient tous là pour boire une coupette
pour Bernard et Jean Louis, c'est EPO, Eau Pastis Olives
ça fonctionne bien pour Jean Louis, moins pour Bernard mais il se soigne

JMD                                              

Lundi 8 juillet 2013 - Cime de la Bonette

 
Plus haute route touristique d’Europe, ce géant des Alpes du Sud est un très beau défi que souhaite relever tout cyclotouriste qui se respecte. Cette montée de plus de 1500 m de dénivelé permet de découvrir une grande diversité de paysages et de végétation, des cultures fertiles de la vallée de l’Ubaye aux pierriers arides de la haute montagne. A la descente, après avoir fait le tour de la montagne, n’oubliez pas de tourner à gauche au col de Restefond ; on en a vu faire plusieurs kilomètres avant de réaliser qu’ils descendaient vers Nice…

Grand parcours : 101 km, + 2700 m

Départ : 8h à l’office du tourisme à Vars-les-Claux.

Lundi – la Bonette Par Christian

UNE JOURNEE OU ON SE FOUT A POIL.

Ma meilleure journée ce fut  Jeudi. Mais bon allons y pour narrer le lundi.

Lundi c’est le jour où Jacky nous a fait un streap tease le matin au départ pour remettre son cardio. Et vous verrez que ce fait n’est pas anodin, mais un peu de patience….

Ce lundi le programme annoncé c’est la cime de la Bonette, que j’avais fait l’an dernier dans la tempête.

Nous avions rendez vous à Vars les Claux pour le départ et pour une photo de tous les participants (200) devant l’office du tourisme.

Notre équipe avait opté pour le grand parcours soit 101 km avec 8 km du col de Vars au départ, direction St paul-sur-Ubaye, Jausiers et hop ! 24 km d’ascension vers la cime de la Bonette et retour pour remonter le col de Vars soit 13 km en fin de parcours, 2700 m de dénivelé.

Mais que suis-je venu faire dans cette galère ?  L’entraînement de fond que j’avais m’a aidé à tenir le coup et ne pas finir épuisé, mais tu n’as pas un physique pour grimper mon gars !

Flanqué de mon copain Jacky, nous avons gravi ce col ensemble en s’encourageant mutuellement, nous n’avions pas le prétexte de nous arrêter pour prendre une photo étant donné que nous  n’avions pas d’appareil, alors, on s’arrêtait quand même pour admirer le paysage, les autres concurrents et concurrentes. Et là les gars chapeau ! il faut voir comment elles grimpent ces nanas (je sais à quoi vous pensez coquins).

Arrivés au sommet avec un peu plus de mal que l’an dernier dans l’ultime kilomètre, nous avons été obligés de nous couvrir et moi-même j’ai mis mes jambières pour redescendre manger 9 km plus bas.

Le repas comme chaque jour était très complet avec en clôture le fameux riz au lait que personne ne délaissait.

Nous avons ensuite redescendu le col chacun à son rythme pour s’arrêter à Jausiers prés d’une fontaine pour faire le plein des bidons et ôter les vêtements chauds.

C’est là qu’à mon tour je fais un streap tease qui na pas échappé à notre photographe.

Et ce fut le retour vers Vars avec la remontée du col de Vars dont les 5 derniers kilomètres sont simplement durs. Et je suis fier de l’avoir remonté avec mon fidèle Jacky à mes cotés. Nous étions tellement contents d’avoir réalisé cette montée, nous nous lancions dans les 8 km de descente, et là, à peine avions nous fait 500 m qu’une averse orageuse très dense nous est tombée dessus. Nous avons été très prudents dans la descente et tellement prudents que nous avons freiné un peu beaucoup (tout au moins plus que d’autres) et y avons laissé nos patins que j’ai du personnellement changer.

Après avoir mis sécher nos vêtements nous avons pris une collation tous ensemble et là on oublie un peu les moments de galère.

Pour conclure je suis content d’avoir fait 3 fois les six jours et pour cette fois avoir tout fait sans prendre la voiture balai.

Je rajouterai que les sensations étaient meilleures en fin de semaine, mais bon pour ma part je passerai à autre chose.

A +

Christian

Le rendez vous est fixé à huit heure, la presse est là pour immortaliser l’évènement. Tous les cyclos ont revêtu un maillot de Vars, Sauf Daniel, il a mis son beau maillot Roue Libre, et les journalistes photographient les 180 participants.

Pour les 30 ans des « six jours de vars » nous allons faire la première page.

Les participants portent fiérement les couleurs de Vars
la photo n'est pa nette - devinez qui est en jaune au millieu

Bernard, échaudé par son coup de pompe d’hier a décidé de descendre sa voiture au bas du col de Vars. Pour le reste du groupe, la montée de 7 kilomètres pour atteindre le sommet et la descente qui suit se passe sans difficulté. Nous retrouvons Bernard à Saint Paul sur Ubaye et direction de la plus haute route d’Europe.

La grimpette vers la Cime de la Bonnette fait 24 kilomètres pour 1600 mètres de dénivelé.

Profil de la cime de la Bonette par jauziers

Pas grand-chose à dire pour nos deux jeunes qui sont en pleine forme et grimpent sans difficulté. Rapidement ils disparaissent loin devant.

Pour les anciens, le train est moins rapide mais tout le monde monte, fait quelques arrêts et se ravitaille.

Le ravitaillement se situe face à un lac de montagne, Daniel notre pécheur se met à rêver et s’imagine très bien sur le site, se levant le matin pour admirer les marmottes et taquiner les truites dans ce bel endroit.

 

Pour Christian et Jacky l’ascension se fait à leur main, Jacky reste collé à la roue de Christian un peu inquiet de la suite, il lui faut garder des forces, mais il est costaud le bougre.

Nous arrivons dans la dernière partie du col, pour nous qui l’avons fait l’an dernier, le souvenir du vent en rafale à 90 kilomètres/heure nous inquiète un peu. La météo cette année est beaucoup plus clémente, un peu de vent, mais rien de trop, et une douce température, pas besoin de se ruer vers les blousons et autres vêtements chauds.

Le lieu devient magique, la montagne est dénudée et la neige apparait de chaque côté de la route. Un passage vient d’être déneigé, l’engin est toujours sur place et il reste de la neige fondue sur la chaussée. L’hiver a été terriblement long cette année.

                                                     

Dit moi Jacky, il est encore loin le sommet - tu vas bientôt devoir troquer ton vélo contre une paire de raquettes

La cime est en vue, Daniel et Bernard sont la haut, j’arrive à mon tour, suivi à quelques minutes par nos deux compères Christian et Jacky.

Christian est à pieds, accompagné par notre ami Laurent. Il se remet en selle et termine pour la photo.

      

Un paysage comme celui là se mérite, même si il faut terminer à pieds, n'est ce pas Laurent

Une jeune dame n’arrive pas à se remettre en selle, je lui donne un coup de main, en tout bien tout honneur, elle aussi pour la photo souvenir.

Nous sommes tous devant le monument qui marque ce haut sommet, un groupe d’allemands nous entonnent une chanson de circonstance, tous heureux de leur aventure.

A notre tour de poser pour la photo souvenir, même si c’est la deuxième foi, ça fait toujours chaud au cœur de se retrouver là haut avec les copains, dans ce paysage si particulier.

Ce moment d’émotion passé, nous repartons vers le pique nique, et retour à la maison.

Dans la descente je lâche les chevaux, et je me lance dans un run comme je les aime. Daniel prend ma roue et nous voila partis. La route est propre, on peut se lâcher, dans une courbe, un freinage tardif me donne un peu le frisson mais je me récupère bien et termine sans incident.

La fontaine en bas du col sera le lieu de regroupement. Nous remplissons les gourdes et repartons pour la troisième ascension.

Profil du col de Vars par Gleiziolles

La liaison jusqu’au pied du col de Vars se fait sur un rythme un peu élevé à mon goût, je suis un peu émoussé, la chaleur y est pour quelque chose. Les discussions vont bon train pour savoir qui va remonter en voiture. Finalement ça sera Bernard et Daniel. Le col de Vars côté Saint Paul sur Ubaye est très rude et il faut se ménager, nous en avons déjà fait l’ascension, les premiers kilomètres sont relativement facile, vers le kilomètre 9, la pente change, la moyenne varie entre 10 et 12 – 13%, ça fait mal aux pattes arrière, la bagarre avec le vélo commence et ne se terminera qu’au sommet, 5 kilomètres plus loin.

Le sommet est en vue, je suis distrait par deux belles marmottes sur la bas côté, je m’arrête et fait une photo, ça fait du bien de s’arrêter.

Au sommet, Jean Louis et Olivier attendent, Monique et Gérard également présents nous annoncent de l’eau sur Vars. Après un moment de repos bien mérité nous entamons la descente. A peine 200 mètres plus loin un petit crachin se transforme rapidement en une bonne pluie bien froide qui nous glace les os.

Olivier décide de faire la descente malgré tout, je suis plus prudent est descends à 25 à l’heure. La chaussée est recouverte d’eau et même à cette vitesse, je ne suis pas fier pendant ces interminables 7 kilomètres.

Arrivé à l’appartement, je file prendre une douche très chaude. Mon vélo se souvient de la descente, les patins de freins arrière n’ont pas survécu, il faudra faire de la mécanique.

Christian arrive à son tour, tout aussi trempé, à son grand regret, il a refusé de monter en voiture pour la descente et s’est pris l’averse.

jmd

Mardi 9 Juillet 2013 : Col de l’Izoard

Il a bâti sa réputation avec le Tour de France et les batailles que les plus illustres champions se sont livrées sur ses flancs. Son histoire, ses difficultés techniques, son altitude et ses paysages font de l’Izoard un col exceptionnel. De plus il sera gravi par son versant sud le plus dur et le plus pittoresque, avec la traversée de la Casse déserte qui reste toujours un grand moment dans la vie d un cycliste. Le départ se fera 1h plus tard que les jours précédents et le retour se fera par la même route afin de préserver les organismes mis a rude épreuve tout au long de la semaine.

Grand parcours : 86 km + 2050 m

Mardi l’Izoard par Daniel 


C’est la deuxième année consécutive que je participais aux six jours de Vars.

D’un tempérament optimiste, j’avais néanmoins quelques doutes sur ma capacité physique.

Opéré en octobre dernier pour une prothèse de hanche totale, je m’engageais dans un certain inconnu, aujourd’hui je peux vous dire que  je suis heureux d’y avoir participé et que cela est réalisable, une bonne rééducation. J’encourage toutes celles ou ceux à faire de même, c’est une double satisfaction qui fait du bien dans le «  ciboulot ».

Je vais vous parler de la troisième journée, le mardi, journée dite de « récupération » avec deux cols l’ IZOARD  et le retour sur VARS coté GUILLESTRE bien sûr, pour 86 km et 2050 m en dénivelé .

Petite sortie comme disait Denis (le président du club de VARS)

8 h 30, pour quittions VARS SAINTE MARIE pour la descente de 11 km sur GUILLESTRE , un moment apprécié par chacun, la chaine de montagne sur notre gauche est superbe .

Nous sommes pensifs, oui aujourd’hui c’est l’Izoard, rien que d’en parler ça peut vous mettre la « chaire de poule » ou vous « couper les pattes. »

Trop tard, on ne peut plus reculer et on ne veut pas passer pour un dégonflé.

A GUILLESTRE, le vrai départ pour les gambettes, nous avons 16 km pour faire monter la température, nous empruntons la vallée du GUIL où de nombreux kayakistes évoluent régulièrement.

Il s’agit d’un faux plat montant qui nous amène au pied du col.

A ce moment là, je pense que Jacky et Jean-Louis ont dû avoir la même pensée que j’ai eu l’année dernière, celle de se dire « je vais y arriver ».

Contrairement à l’année passée, j’étais équipé d’un pignon arrière de 28 au lieu de 25, j’étais plus confiant.

La particularité de ce col, est sa première partie où le pourcentage n’est pas élevé mais qui peut faire du dégât si on gère mal son effort.

Ce n’est qu’après la commune de BRUNISSARD que les véritables difficultés commencent, on est venu ici pour cela « mon capitaine ».

A 2 ou 3 km du sommet, un curieux endroit le lieu dit «  LA CASSE DESERTE » plus de végétation ,un pic rocheux , comme dans les westerns , on y remarque un monument à la mémoire de BOBET et COPPI , un moment émouvant.

                     

2360 m, nous sommes au sommet, toute le monde est là, grande joie pour Jean-Louis et Jacky qui pourront consigner leur performance .

Le retour, à mi chemin dans la descente, pose casse-croute, personne ne traine les pieds devant le grand buffet, un petit verre de rosé pour oublier les ravins qui borderont la route lors de notre descente (j’ai le vertige).
Je suis dans la roue d’Olivier et Jean-Marc revient sur moi, les virages s’enchainent toujours plus vite, l’adrénaline monte et ce n’est pas fini, nous voilà sur la deuxième portion , mon compteur affiche 74 km /h.
Sur les deux derniers kilomètres, je dépose les armes, mes deux jeunes compagnons continuent de plus belle.

Regroupés en bas du col, nous reprenons la route de GUILLESTRE  sur le faux plat descendant, nous devions rentrer tranquillement, mais impossible de refuser de livrer bataille à trois cyclos qui viennent de nous dépasser avec un petit clin d’œil amical. 
Bien éprouvés, nous nous retrouvons au pied du col de VARS, nous n’avons pas le choix, ce sera 11 km de montée pour un pourcentage moyen 
de 8.

Mais ceci est une autre histoire.

Allez à VARS vous ne serez pas déçus.

 Amicalement

Daniel


Il l'a mérité son beau maillot

L’Izoard….à lui tout seul rappelle bon nombre d’exploits liés au tour de France, la stèle Fausto-Coppi, les pentes ardues d’Arvieux et Brunissard, mais aussi la vallée du Guil, aux décors féeriques. Certains d’entre nous arrivent déjà en terrain conquis mais pour Jacky et moi qui découvrons la haute montagne nous allons affronter un monument.

86 km au programme du jour c’est effectivement un peu moins que les deux jours précédents mais le dénivelé lui est bien présent. Donc au menu Izoard et la remontée du col de Vars jusque Sainte Marie pour le dessert.

Départ prévu  pour 8h afin d’anticiper les orages de l’après midi sur la place de Sainte Marie et tout le monde est au rapport. Daniel avait d’ailleurs sorti son beau maillot à pois pour la circonstance, tout un symbole.  La descente du col de Vars se fait sous le soleil, du coup la vue du coté gauche de la vallée de la Durance est magnifique. On se rassemble tous au rond point en contre bas du col.

La route remonte une bonne partie de la vallée du Guil. Les anciens de l’équipe connaissent l’endroit mais pour ma part j’en prends plein les yeux. Avec le vent de face tout le monde reste groupé et se relaie. La pente est régulière mais pas très forte. En fait il s’agit d’un très long faux plat montant, il est donc important d’en garder sous le pied.

       

                                                                                                                 Les Jeunes au diapason pour protéger les anciens

Le carrefour D902-D205 marque réellement le début des choses sérieuses. Une petite photo pour immortaliser le moment. De plus le hasard a fait que nous portions tous ce matin des maillots aux 4 couleurs distinctifs du tour de France. Un petit clin d’œil a l’Histoire de ce fait… Jaune, Blanc, Vert et à pois.

les sourires sur les visages avant le début de la réelle ascension
Le maillot à pois avec sa discrétion habituelle a décliné l'invitation

   

           Olivier en vert                                   Jean Louis, le meilleur jeune                               Daniel avec sa tunique à pois

        
et pour le jaune, vous avez le choix, 
et avec Christian et Jacky, vous avez deux pour le prix d'un, ils sont inséparrables

Pour Ernest, Pas de maillot

Il reste à cet endroit 14 km d’ascension à 6.9% de moyenne  pour atteindre le sommet. La première partie de celle-ci reste relativement facile aux milieux des prés. Olivier et moi prenons quelques mètres et montons à notre main.

Profil du col de l'Izoard par Guillestre

      

Cest réellement à Arvieux que les choses sérieuses commencent

Puis arrive les villages d’Arvieux et de Brunissard, dont la traversée se caractérise par une longue ligne droite et des pourcentages de pente supérieurs à 10%. Je souffre mais j’affectionne ce type d’effort. Olivier monte à son rythme et me laisse partir.

La traversée de la forêt est un peu moins rude, le revêtement reste en bon état et les épingles permettent de récupérer un tant soit peu.

C'est bon, cette fois ci je me suis bien fait flacher

Arrive la Casse Déserte. La forêt a laissé place à un désert de roches et de ravines et des pics semblent avoir été posés sur les pentes. C’est ici que les épouses de mes amis ainsi que les parents d’Olivier ont décidé de nous attendre. J’ai même failli passer à coté d’elles sans m’en apercevoir tellement j’étais concentré dans mon effort. Le temps de discuter un peu et je repars à l’assaut.

   

Nous sommes allés trop haut, nous arrivons sur la lune

Une petite descente de 500m mène à la stèle Fausto Coppi, puis la pente redevient plus ardue jusqu’au but à 2361m.

Olivier arrive peu de temps après et nous immortalisons l’instant devant l’obélisque marquant  le sommet du col.

Les anciens, 
Olivier et  Jean Louis sont déjà partis

Le père d’Olivier me prête gentiment une polaire afin que je puisse faire la descente dans de bonnes conditions. En effet mes vêtements sont trempés et je n’avais pris qu’un coupe vent. Bon, étant plus fin on aurait pu en mettre deux comme moi dans le blouson et je ressemblais à un nounours mais au moins je n’ai pas pris froid.  Gérard un grand merci.

                 

      Nouvelle tenue de club de la roue libre                                       Christian en mode incognito

Olivier et moi prenons le temps de nous arrêter devant la stèle Fausto Coppi pour prendre des photos, le groupe se reforme puis nous rejoignons le lieu de pique nique juste au dessus de Brunissard.

Ambiance sérieuse et concentrée pour le repas

A la suite du pique nique, la belle ligne droite dans Arvieux et Brunissard offrira des belles perspectives de montées d’adrénaline. Olivier ai-je mal entendu ou ton compteur a flirté avec les 75km/h dans la descente ?

Avec l’arrivée des orages, la traversée de la vallée du Guil se fait avec le vent dans le dos. En effet l’absence de brises thermiques nous facilitera bien la tache. Encore une occasion d’affoler les compteurs, j’ai très souvent vu mon compteur tourner entre 45 et 50km/h un régal.

Finalement le temps va se maintenir pour la remontée du col de Vars. Le versant Nord est l’asymétrie du versant sud. Il commence à des pourcentages oscillant autour de 9-10% durant les 8 premiers kilomètres jusqu'au Val d’Escreins puis la pente se radoucit et devient quasi nul jusque Sainte Marie.

La chaleur lourde accentuera la difficulté de ce col déjà bien difficile.  Pour ma part je laisse mon sac à un couple de Belges postés à coté du rond point  puis je pars à l’assaut de ce col avec mes compagnons.

La pente est rude mais sa régularité permet de prendre un rythme et tout le monde arrive à bon port à sainte Marie. Le temps d’aller chercher mon sac à l’hôtel des Vallons et je rejoins le petit groupe pour un petit rafraichissement et assister à la fin de l’étape du tour.

A la suite du briefing, nous nous retrouverons tous au chalet de Jean Marc et Christian pour l’apéritif. Il faut bien récupérer des efforts consentis, vu sous cet angle le vélo ca parait tellement compliqué…..

Une superbe journée de vélo dans des décors féériques. L’Izoard reste vraiment un monument à part dans la vie d’un cycliste.

En guise d'EPO, on prend l'apéro, c'est la device du club des 6 jours

Jean Louis

Mercredi 10 juillet 2013 : Alpe d’Huez, col de Sarenne et col du Lautaret.

Etape inédite, difficile et oh combien prestigieuse pour cette 3eme journée.
Si l’ascension de l’Alpe d’Huez est la 2eme plus fréquentée du monde par les cyclistes après le Mont Ventoux, sa notoriété est plus due au Tour de France qu’a sa difficulté intrinsèque.
A ne pas prendre a la légère tout de même, car c’est soutenu (8 % pendant 13.5 km), et ce n’est que le début de l’étape. Il faudra garder des forces pour la longue et fastidieuse remontée du Lautaret.
 

Grand parcours : 124.5 km, + 3160 m

Etape mythique de l'Alpe d'Huez du mercredi 10 juillet 2013

Par Jacky

 Ma meilleure journée ne fut pas ce mercredi 10 juillet 2013 malgré la montée mythique tant convoitée par tous les  bons cyclistes que nous sommes. 

Personnellement je me suis senti pousser des ailes le vendredi 12 dans le col d'Agnel ; certainement parce que c'était le dernier jour de la semaine. 

Ce mercredi matin à 6h45 départ de Vars en voiture pour le barrage du lac de Chambon et parking à Freney d'Oisans. 1h30 de route avec un paysage magnifique dans la vallée de la Romanche et de belles vues sur le massif de la Meije et la barre des Ecrins. 

Aux environs de 8h30 , encore un peu endormis, nous enfourchions nos montures vélocipédiques. Quelques kms d'échauffement et nous voilà au pied des  13,5 km  de la montée de l'Alpe d'Huez, agrémentée, si je puis dire, de ses 21 virages. 

En ce qui me concerne le ton fut immédiatement donné : ça grimpe (8 % mon gars). Christian et moi avons de suite appliqué notre taque-tique, non pas celle du gendarme et pourtant il y en avait sur le parcours, mais celle déjà bien rodée de laisser partir nos compagnons devant ; tout simplement parce que nous n'étions pas foutus de les suivre (c'est comme ça). 

J'ai vu les 4 premiers panneaux des 21  virages ensuite, la tête dans le guidon, trop occupé à appuyer sur les pédales pour atteindre la vitesse permettant de maintenir l'équilibre, pour vous dire qu'on ne roulait pas vite. 

J'avais aussi décidé de na pas compter les virages mais pas de bol ils étaient tous  numérotés et, en plus, j'avais bien le temps de  lire les panneaux. 

11h20   OUF !   enfin !!! le panneau "ALPE D'HUEZ, tous bien arrivés, très fiers de nous (le Tour de France c'est la semaine prochaine nous leur avons ouvert la route). Après avoir repris notre souffle, séance photos et ravitaillement dans cette très jolie station où les épouses nous ont rattrapés (en voiture). 

Ayant repris des forces, direction le col de Sarenne que je croyais n'être qu'une simple formalité. 

Soudain le stress  m'a envahi car nous ne faisions que descendre et ,dans ma petite tête,  je me suis dit " à tous les coups il va falloir remonter" et ça n'a pas loupé. 

En fait de formalité le col de Sarenne est un casse pattes sans nom : route étroite mauvais revêtement, nombreux virages mais des beaux paysages avec des moutons et une bergerie à l'arrivée.

Enfin à 12h20  en vue le panneau  "col de Sarenne" ARRIVEE, altitude 1999 m, même pas 2000.

Pour moi ce col fut très éprouvant, mais bon j'avais signé ou fallait pas venir.  12h30 arrêt casse croûte, sur une aire herbeuse,  repas bien copieux comme d'habitude, et bienvenu pour nous remettre de nos émotions. Et , à nouveau descente, vertigineuse, dangereuse sur une mauvaise route étroite dans les bois. Au 1er virage nous nous arrêtons faire quelques photos avec nos épouses en pause déjeuner. 

Agnes et Jacky

13H30 retour vers nos voitures garées près du barrage du " lac Chambon"   à sec.

Tout le monde en avait plein les pattes sauf Olivier et Jean Louis qui voulaient terminer par le Lautaret, mais, arrivés au pied, pas de chance : une grosse averse les oblige à renoncer. Donc retour au campement. 

Ce fut une journée mémorable ; peut être la plus fatigante mais qui laissera des souvenirs inoubliables ; de plus Christophe RIBLON a gravé cette étape de l'Alpe d'Huez  dans nos esprits en poussant la plaisanterie de la monter 2 fois et de la gagner. Conclusion on est quand même mauvais. 

Je vous incite tous vivement à tenter cette expérience.

   
Le plat de rsistance était bien,mais le dessert était très bien lui aussi

 

P.S. Ne faites pas comme moi, ENTRAINEZ-VOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Grosse journée sur le vélo prévue en ce mercredi. Un nouveau rendez vous avec l’histoire du tour et un joli clin d’œil à la 18e étape de cette année puisque est inscrit au programme aujourd’hui la montée de l’Alpe d’Huez, le col de Sarenne, et le col du Lautaret. Excusez du peu.

Grosse journée en théorie pour nous. Depuis hier soir, les discussions vont bon train quant à savoir ou nous allons laisser les voitures ce matin. Le grand parcours nous préconise de laisser la voiture à Monestiers les Bains, le petit nous suggère de démarrer au sommet du Lautaret.

L’absence de jour de repos commence à devenir préjudiciable. Les jambes sont lourdes et une étape courte nous ferait le plus grand bien. De plus Yves notre doyen et Pascal notre compagnon de Beauvais avaient tout deux soulignés la dangerosité des tunnels dans la descente du Lautaret  et la nécessité de porter une lumière rouge à l’arrière. Seuls deux d’entre nous étaient équipés, Jean Marc et Bernard. Christian avait une lumière qui ressemblait plus à un gyrophare, effectivement très voyant mais pas trop réglementaire. Nous autres n’étions pas équipés.

Finalement, nous prendrons la voiture pour nous rendre directement au lac de Chambon en contrebas du Lautaret. Décision prise à l’unanimité.

Le trajet donne l’occasion de se rendre compte effectivement de l’étroitesse des tunnels dans la descente du Lautaret. Prenez le tunnel des ardoisières par exemple, mettez y un, deux camions et un vélo, vous avez un magnifique sandwich ! L’éclairage n’apporte pas à lui seul la sécurité que nous sommes en droit d’exiger pour nous cyclos et cyclotes.

Nous voilà arrivés à destination au lac de Chambon. Actuellement en travaux, celui-ci a été vidé de ses eaux, il donne donc l’impression d’un vaste gouffre. Nous enfourchons nos vélos et attaquons la descente en direction de Bourg d’Oisans. La circulation sur la nationale 91 est plutôt calme néanmoins la prudence reste de rigueur. Dans ces conditions,  difficile de faire monter le cardio correctement.

Profil de l'Alpe d'Huez par le versant sud

Nous bifurquons à droite sur la D211 et le pied de l’Alpe d’Huez arrive juste après. Le road book indique 21 virages dont les noms reprennent les derniers vainqueurs du tour à l’Alpe  et une montée de 13.5km pour une moyenne de 8%. Il y aura vraiment deux moments à vraiment gérer : le pied et la traversée du village d’Huez.

                           
         Allez mon Jacky, c'est tout plat                                              La casquette tout à droite pour Bernard

Facile les copains

Le pied justement nous met tout de suite dans le bain : 2 km avec des pourcentages autour de 10%. Les jambes font mal et le cardio s’emballe. Même si chaque virage présente la particularité d’être relativement plat et permet de récupérer, la pente elle est sérieuse et il ne faut surtout pas s’emballer.

   
Un virage, et de deux, et de trois............   bon j'arrête de compter

Perso la mise en route est un peu difficile et les jambes tournent un peu moins bien que les jours précédents. Néanmoins Olivier et moi prenons quelques mètres à nos compagnons.

Apres ces 2 kilomètres, le cardio va mieux et la pente moins forte me permet de reprendre un bon rythme d’ascension.

La sortie du village d’Huez renoue avec des pourcentages un peu plus rudes, c est le second temps fort de l’ascension,  les jambes font mal mais le cardio ne s emballe pas de trop. Plusieurs fois je regarde en contrebas pour voir ou en sont mes compagnons mais je n arrive pas a les retrouver.

Juste avant la station, je me trompe de route. Je poursuis dans la station en suivant l’itinéraire Tour de France au lieu de suivre les indications sur la route, un gros 6 avec une flèche à droite écrit en couleur orange. Je n’avais pas fait la liaison 6-6 jours de Vars. Dans la station même je me retrouve seul avec un autre cyclo des 6 jours et demande ma route à des autochtones. Ces même personnes avaient vu notre camion de ravitaillement auparavant et nous ont indiqué le chemin à suivre. Je retrouve donc le ravito avec mon compagnon de route et tous mes acolytes arrivent les uns après les autres. C est l’occasion d’une photo de groupe devant la station et de converser sur nos sensations dans la montée.

   

ça y est, on l'a fait

    

pour Laurent aussi, la victoire sur la montagne est belle

l'équipe presque au complet

Mais ou est passé Olivier ? Lui ne se sera pas arrêté au ravitaillement. En arrivant dans la station, il aura suivi un panneau indiquant la route du col de Sarenne et sera resté avec un autre groupe jusqu’à celui-ci. On ne le retrouvera qu’au pique nique.

                               

Reviens Olivier, ne déconne pas, on t'aime

A notre tour nous quittons la station et empruntons la route menant au col de Sarenne. Les chalets laissent place à un décor beaucoup plus sauvage et pittoresque que chacun appréciera à sa juste valeur : cascades, pentes abruptes mélangeant alpages et minéral, un vrai paysage de carte postale. La route parfaitement goudronnée de l’Alpe laisse aussi place à un chemin de pâturage au rendu beaucoup plus aléatoire….

Le col de Sarenne relie la station de l’Alpe d’Huez à la vallée du Ferrand. Il monte durant 3 km à une moyenne de 7.8%. Une descente de 2km permet d’atteindre le pied du col. Ce n’est pas la difficulté la plus compliquée que nous aurons à surmonter durant cette semaine.

                 

Sur la route du col de Sarenne, Paysages authentiques loin du côté bati de la station

Christian                                                           Daniel                                                               Jean Marc

                           

Jean Louis                                                                Jacky                                                             Bernard

Arrivée au sommet à 1999m, c est l’occasion d’immortaliser ce moment dans ces paysages magnifiques. Photo de groupe devant le panneau du col et nous attaquons la descente.

au sommet du col de Sarenne, tous heureux d'être là

Personne ne fera le fier, pas même les spécialistes. Le goudron est fondu par endroit, la route est en très mauvais état et certains virages conjugués à la pente donnent le vertige. J’essaie de coller mes trajectoires à celles de Jean Marc mais c’est loin d’être évident. Constat unanime : la sécurité est précaire et ce n’est pas dans cette descente trop technique que les coureurs du Tour réaliseront des écarts.

Nous arrivons tous à l’endroit choisi par les organisateurs pour le pique nique, nous y retrouvons Olivier. Une maison retire mon attention, elle a été construite en appui sur un rocher de granit donnant l’impression que celle-ci entrave le bloc dans sa chute.

                         

Durant le repas, nous donnons nos sensations sur cette descente qui risque de faire beaucoup parler d’elle durant le Tour.

Apres le repas, nous poursuivons notre descente en direction du lac de Chambon. Certaines portions nous autorisent tout de même à lâcher les freins.

   

Il fait quoi le petit dans les poubelles ???
Pris en flagrant délit, moi qui pensait bien faire

On a retrouvé Olivier
Olivier et ses parents, Gérard et Monique

De retour au lac, nous chargeons les vélos dans les voitures et prenons le chemin du retour. Entretemps je suggère à Olivier de gravir avec moi le Galibier, ce qu’il accepte avec grand plaisir. Pour ma part je trouvais dommage de passer à coté de ce monument du cyclisme sans l’avoir gravi, d’autant plus qu’il ne restait que 8 km du Lautaret pour y accéder.

Sur la route du Lautaret, nous voyons quelques cyclistes en découdre avec la pente et les camions…dans les tunnels, Daniel constate que les cyclistes sont à peine discernables …nous avons fait le bon choix.

Au sommet du Lautaret, une violente averse refroidit mes ardeurs ainsi que celles d’Olivier. L’ascension du Galibier ce sera malheureusement pour une autre fois. Du coup, retour sur Vars Sainte Marie ou nous prendrons un bon petit rafraichissement chez Jean Marc et Christian.

Au total, notre grand parcours n’aura fait que 50km, mais nous ne regretterons pas notre choix, cette « petite » sortie aura permis de préserver un peu les organismes en vue des deux grosses journées qui nous restent.

Ce soir, pas de briefing. Nous nous donnons donc RDV chez Jm et Cricri pour l’apéro avant d’aller manger à l’hôtel  une délicieuse fondue avec pain charcuterie, vin blanc et rosé comme boisson de récupération et j en passe….

une fondue, pas vraiment un menu de cycliste, mais c'est tellement bon

notre serveur Jérôme en pleine démonstration- Christian très attentif

Dany, c'est bien un bonhomme que tu as représenté là   ???

Je ne connaissais pas la technique de l’œuf pour récupérer le fromage au fond des casseroles, ce soir j’irai me coucher moins bête….

Un super moment de convivialité en tout cas où tout le monde aura pu savourer sa bonne tranche de fou rire.

Une bonne nuit de sommeil après cela, demain c’est la Cayolle avec de nouvelles aventures en perspective.

Jean Louis

Jeudi 11 juillet: COL DE LA CAYOLLE

On ne se lasse jamais de ce célèbre col de la Route des Grandes Alpes, assurément un des plus beaux et des plus pittoresques.
Une longue montée à travers des gorges étroites, puis la vallée s'ouvre sur des paysages de forêts de mélèzes, de hautes parois calcaires et d'alpages verdoyants ou dévale le tumultueux torrent du Bachelard. Un véritable enchantement.
N'oubliez pas d'en garder un peu sous la pédale pour le retour, la fin du col de Vars est un dessert plutôt épicé…

Grand parcours : 131 km, + 2400 m

Le Col de la Cayolle - Jeudi 11 juillet 2013 par Bernard

À 7H00 Le temps est couvert : la veille, nous avons eu des pluies orageuses mais pas d’inquiétude, la météo annonce du beau temps. Le départ se fait à Vars St Marie ; moi je décide de monter en voiture jusqu’en haut du col de Vars où l’on se retrouve tous vers 8H30. La descente du col se fait prudemment. Nous poursuivons jusqu’à Barcelonnette. Pas le temps de visiter la ville, nous virons à gauche et commençons l’ascension du col. Nous traversons des paysages superbes, j’en profite pour faire quelques photos.

   

Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons le fourgon de ravitaillement et marquons une petite pause.

Il reste 7 kms d’ascension, c’est là que les choses sérieuses commencent. Je suis à l’arrière, Jean Marc est juste devant, les autres je ne les reverrai pas avant le sommet
Nous trouvons un troupeau de moutons (1500 têtes) : une petite halte s’impose.

Je trouve les derniers kms difficiles mais vers 12H00 enfin la délivrance on est tous au sommet du Col de la Cayolle (2300 M)

Après quelques photos, nous descendons quelques Kms pour le pique nique.
Il reste le col de Vars à gravir : de ce ôté, je ne l’ai jamais fait : ce sera pour moi une première.
La pente est raide, il n’y a pas de répits, il faut constamment puiser dans les réserves. Enfin le dernier Km arrive et je retrouve mon véhicule en haut du col de Vars

Je profite de cet instant pour prendre en photo une très jolie marmotte.

Il ne restera plus que le col d’Agnel et ce sera terminé pour cette édition 2013.

Je retiendrai surtout les très beaux paysages que j’ai pu voir et le bon esprit qu’il y avait dans l’équipe tout au long de ces 6 jours (c était pour moi la deuxième édition). Un grand coup de chapeau aux organisateurs qui ont fait tout leur possible pour la réussite de cette 30eme  édition des 6 jours de Vars.

Bernard

Aujourd’hui, le col  le plus sauvage de la semaine  nous est donné en plat de résistance, le col de la Cayolle. J’avais déjà fait ce col en voiture, Jean Marc et Christian l’ont également gravi dans le cadre d’un tryptique Cayolle-Champs-Allos. Nos deux compères nous promettent une journée magnifique avec des paysages dantesques dignes des Alpes du Sud. De plus le soleil risque d’être de la partie toute la journée.

A la différence d’il y a deux ans, le grand parcours monte au sommet de la Cayolle puis retourne sur ses pas. Nous monterons ainsi deux fois le col de Vars  dont une fois par le versant sud son côté le plus costaud.

Tout le monde est au rapport à 7h30 devant l’office de tourisme à Sainte Marie. Tous sauf moi qui, comme à mon habitude, ai oublié mes gourdes et mon k-way à l’hôtel. Le temps de revenir, plus personne. J’appelle une première fois Daniel mais pas de réponse. Du coup, je commence seul l’ascension du col. Je m’arrête à Vars les Caux et rappelle Daniel mais toujours pas de réponse. Cette fois ci je lui laisse un message en lui expliquant que je me lance seul dans l’ascension du col de Vars et que j’espère retrouver le groupe au sommet.

   

       Jacky - Olivier - Daniel                                   Jean Marc - Olivier - Daniel

       

Oliver - Gérard                                       Chistian - Noelle - Anne Marie                              Bernard - Danièle

mais il est où le petit ???

attendez moi les copains, j'arrive ...!!!

Sur la route les voitures des épouses me dépassent, je suis soulagé elles vont pouvoir appeler les amis pour qu’ils m’attendent la haut.

Ce petit intermède m’a donné un coup de fouet pour la fin de l’ascension je ne me souviens pas avoir monté un col a cette vitesse aux alentours des 16-17km. Au sommet je retrouve tout le monde, légèrement essoufflé, et nous voila parti pour une nouvelle journée de vélo.

La traversée de la vallée de l’Ubaye est un très long faux plat descendant ou nous pouvons faire monter les compteurs sans puiser dans nos réserves. Nous rejoignons la route du col de Larche, puis prenons la direction de Jausiers et Barcelonnette.

     

Un petit regret peut être de ne pas être passé dans le centre ville de Barcelonnette : son centre ville d’origine médiévale vaut vraiment le détour.

Le col de la Cayolle débute dès la sortie de Barcelonnette. Dans son ensemble, il a une longueur de 29km pour une pente de 4.1% et pour un dénivelé de 1200 m.

Profil du col de la Cayolle par Barcelonnette

La première partie de l’ascension est relativement facile pour tous. Il s’agit d’un long faux plat montant à travers les gorges du Bachelard. La route, d’une relative étroitesse, nous incite à rester prudents mais la bonne humeur est de mise.

 

toute la troupe est appliquée avec Olivier en tête de file

   

Tout juste Bernard qui a oublié de prendre de quoi se ravitailler. Olivier lui donnera un morceau de barre hyper protéinée et moi un gel qui trainait dans mes poches afin qu’il tienne le choc.

Le paysage est en tout cas à la hauteur de ce qui avait été annoncé au briefing la veille : le lieu est enchanteur.

Dans les premiers lacets du col, Olivier et moi prenons un peu d’avance, cette fois ci il me suggère d’attendre nos compagnons afin que nous puissions monter tous ensemble ce que j’acquiesce avec plaisir. En effet quoi de mieux que de rester tous ensemble quand l’occasion se présente.

Néanmoins, Olivier se sent pousser des ailes au moment ou un cyclo avec un maillot de la FDJ nous double comme une fusée. En fait nous aurons l’occasion de le revoir plusieurs fois sur le trajet, celui-ci fonce, s arrête pour prendre des photos et repart aussi vite qu’il est arrivé.

   

Le torrent - Le Bachelard

   

Le ravitaillement s’était installé au lieu dit des Bayasses. C est l’occasion pour tout le monde de rempoter les bidons et de s’alimenter avant d’attaquer les portions un peu plus sérieuses de ce col. Déjà au niveau des paysages, les gorges profondes ont laissé place à la forêt de conifères : mélèzes et pins noirs agrémentent les reliefs alentours.

Par la suite, les pentes sont plus ardues et les portions entre 8 et 10% ne sont pas rares. Cette fois ci Olivier et moi montons à notre rythme et laissons nos compagnons en découdre entre eux.

Sur une portion un peu plus facile, Olivier me traine dans son sillage et c’est à un peu plus de 20km/h que nous montons cette portion. A la suite de ce secteur, les pourcentages s’élèvent de nouveau, du coup nous nous relayons assez régulièrement ce qui nous permet de ne pas nous mettre dans le rouge. Entre temps les alpages prennent peu à peu la place de la forêt. Le vent de face fait peu à peu son apparition.

Le sommet du col nous donne l’occasion d’un petit sprint que je finis avec un cardio qui s envole dans les 180 BPM, à la limite de l’asphyxie. Finalement content d’en avoir fini avec ce col magnifique et le fait que nous ayons monté ce col ensemble m’a apporté beaucoup plus de plaisir qu’en solitaire.

  

Jean Louis et Olivier qui finissent au sprint
ce moment restera dans les mémoires

Nous immortalisons le moment devant la borne marquant le sommet mais aussi la séparation entre les Alpes de Haute Provence et les Alpes maritimes.

Nos compagnons arrivent un à un et Christian se permet même de piquer un sprint au sommet suivi de Jacky. Jean Marc qui ne se sentait pas dans un grand jour finit finalement l’ascension pas trop entamé. Daniel et Bernard arrivent également à la suite.

Christian au sprint                                                     Jacky                                                            Jean Marc

Bernard                                                                Olivier                                                            Daniel

Jean Marc nous expliquera qu’il a pris le temps de discuter avec le berger que nous avons croisé un peu plus bas ; celui-ci est donc propriétaire de 1500 ovins. Il valait mieux qu’ils restent sur le bas coté !

Jean Marc
ça vaut bien une pose et quelques photos

Daniel
Bernard

Apres une photo de groupe au sommet, nous redescendons aux Bayasses pour le pique nique. Pas question de faire les fous. La route est étroite et bon nombres de cyclo n’ont pas terminé l’ascension. La proximité du Bachelard inspire au calme et à la quiétude, nous profitons de ces moments avec délice.

le groupe au sommet de la Cayolle avec Pascal le Beauvaisien

Il s’agit de rentrer maintenant. Pour le retour, nous avons à redescendre toute la vallée du Bachelard puis la remonté de la vallée de l’Ubaye jusqu’au sommet du col de Vars.

La descente est prudente, la route est étroite et ne nous permet pas de prendre énormément de vitesse. Daniel semble avoir des ennuis mécaniques. En fait son pédalier tourne dans le vide, sans doute un problème de roue libre. Il parviendra provisoirement à la débloquer en tapant sur sa cassette avec un caillou.

Seule la route en sortie de vallée permet de forcer un peu. Je prends les devants, j enlève une ou deux dents et me voila parti dans le faux plat. Mais le vent de face fait mal, les brises thermiques sont cette fois ci bien présentes et je ne tiens pas très longtemps le rythme. Peu de temps après, Olivier repasse devant moi, lui en avait gardé sous la pédale. J’avais tout simplement explosé en plein vol.

Jean Marc - Christian

Le groupe décide de s’arrêter à Jausiers pour rempoter les bidons alors que le ciel devient de plus en plus menaçant. Olivier et moi décidons de continuer notre route et de rattraper un petit groupe ce qui nous permettra de remonter la vallée de l’Ubaye à un bon rythme. Finalement nous attendrons le groupe et et attaquerons le col de Vars tous ensemble. 

Pas question pour Daniel de rester sur l’échec de début de semaine. Il tient absolument à vaincre le signe indien. Seul Jacky remonte le col en voiture.

La première partie jusqu’à la chapelle se monte à un rythme de sénateur et dans une bonne ambiance avec un clown comme Olivier pour égayer l’atmosphère et faire oublier un peu la souffrance de l’ascension. Le ravitaillement posté un peu plus loin est vraiment le bienvenu.

ce ne sont pas les parties les plus dures, loin de là

Apres la chapelle, je finis par monter à ma main mais la chaleur est difficile à supporter. Je donne mon casque aux parents d’Olivier qui nous attendaient un peu plus loin dans le col.

Arrive le dernier kilomètre j’augmente le rythme et fini l’ascension aux forceps ravi de ma journée. Olivier arrive peu après il semble que tout le monde aie décidé de monter à son propre rythme par la suite. Daniel a été au bout du col, pour lui c est mission accomplie. Jean Marc parait émoussé mais content d’être arrivé là ainsi que Jacky. Christian qui s’était retrouvé à court d’eau dans l’ascension a pu finalement aller au bout grâce à Gérard et Monique qui ont rempoté ses bidons.

Bravo Christian, tu es allé au bout

La descente se fait cette fois ci sur route sèche ce qui permet à nos deux aficionados de la spécialité Olivier et Jean Marc de faire exploser les compteurs. A Sainte Marie, nous nous retrouvons tous chez Jean Marc pour un bon rafraichissement et savourer une journée riche en émotions.

Le briefing de 6h est l’occasion pour Denis de nous présenter la journée de demain. Au programme : Saint Veran, le col Agnel et col de Vars. Encore une grosse journée en perspective. S’ensuit l’apéritif et le repas à l’hôtel. Apres cette journée encore très physique la récupération est une nouvelle fois de mise.

Jean Louis

Vendredi 12 juillet: SAINT VERAN ET COL AGNEL

Plus haute commune d'Europe et classé parmi les plus beaux villages de France, St Veran mérite réellement le voyage.
Quant au col Agnel son altitude (2744 m) et ses pourcentages en font un des plus redoutables cols alpins, mais aussi un des plus beaux.
Cette journée dans les hauts lieux du Queyras sera un régal de cyclotourisme tant par les efforts demandés que par la splendeur du décor.

Grand parcours : 119.5 km, + 2700 m

Dernière journée et l’une des plus grosses de la semaine. Le programme est copieux avec la montée vers le village de Saint Veran et l’ascension du col Agnel, oh combien difficile mais oh combien fabuleuse selon les dires de Jean Marc et du road book. Je l’avoue, curieusement ce col me fait un peu peur, en tout cas j’affronterai cette montée avec beaucoup de dignité et de respect.

Un autre qui appréhende également cette journée, c’est Daniel. Il a toujours ce souci de roue libre collée. Les coups dessus n y changeront rien, celle-ci ne veut rien savoir. Prévoyant, Olivier qui a une roue de secours lui propose de la monter sur son vélo. Daniel devra monter au maximum avec un 30*26 aujourd’hui mais c est toujours mieux que de rester sur la voie de garage.

Finalement, tous les voyants sont au vert, la météo annonce une petite accalmie au niveau des orages, le soleil devrait être présent toute la journée. Toute la troupe est aux abois à 7h30 pétante et prête à en découdre. Seul Bernard décide de descendre le col de Vars en voiture, préférant anticiper un éventuel coup de pompe en fin de journée.

Pour nous autres, la descente du col se fait en roue libre, et la vue sur la vallée de la Durance est magistrale avec ce soleil. Ce soir nous n’aurons pas d’autre choix que de le remonter.

Pour accéder au col Agnel, nous devons remonter, comme pour accéder à l’Izoard, toute la Vallée du Guil. Olivier s’arrête pour enlever sa veste, je l’attends du coup et reprenons quelques relais appuyés afin de rattraper le groupe.

Un petit coup de cul juste avant le croisement avec la route de l’Izoard est l’occasion de voir si les jambes tournent bien. Je coupe mon effort en haut et attends mes compagnons. Cette fois ci nous suivrons la D205 en direction de Château Queyras. Ce hameau appartient à la commune de Château Ville Vieille avec le hameau de Ville Vieille. Le fort  Queyras, de l’architecture Vauban, domine le village de toute son  emprise.

Le fort Queyras d'architecture Vauban - Château Ville Vieille

D’ailleurs Christian me raconte entre temps quelques anecdotes qu’il a vécues dans la région, entre autre la montée du Soulier et ses fameux 2 kilomètres a 15%. J’aurai été curieux de voir ça mais ce n’est pas sur notre route cette année.

Le hameau de Ville Vieille marque réellement le début de l’ascension du col Agnel. Depuis Guillestre, ce col est distant de 42 km pour une pente moyenne de 4.1%. Il nous reste donc une vingtaine de kilomètres d’ascension.

Profil du col Agnel - un des géants des Alpes

Cette première partie d’ascension  n’est pas la plus difficile, les pentes tournent autour de 6-7% de manière assez régulière. Olivier et moi prenons le relais et distançons peu à peu nos compagnons. Nous ne faisons pas de folie mais montons à un rythme correct.

A Molines en Queyras, nous quittons la route du col Agnel afin de gagner le village de Saint Veran. Quelques kilomètres de faux plat puis la pente remonte aux alentours des 9% durant deux bons kilomètres jusqu’ au village. Une petite photo devant le panneau d’entrée du village immortalisera le moment. D’ailleurs tout le monde arrive quasiment en file indienne.

                               

                                             Jean Louis                                                   Je vais encore me faire un torticolis avec tous ces cyclos
encore deux ascensions pour finir en beauté !                                                                                  

Le village de Saint Veran est l’un des plus vieux et plus hauts villages d’Europe ; il se caractérise par la présence de nombreux cadrans solaires et fontaines et de maisons fabriquées de bois et de toits d’ardoise. La particularité de ce village est que la circulation automobile y est interdite, les visiteurs doivent garer leurs voitures sur un parking en contrebas et payer un droit de stationnement. La circulation n est donc que cycliste et piétonnière.

C’est donc le moment de s’en mettre plein les yeux durant la traversée du village, mais aussi de profiter des fontaines mises à disposition pour rempoter les bidons. A la sortie du village s’st posté le ravito, il y a tout intérêt à s’alimenter pour la suite de l’ascension du col Agnel.

Saint Véran en contre bas

   

Gérard                                                         Christian - Jean Marc Bernard                                       Jean Marc

 

Jean Marc                                              Daniel

                                                                   

Jean Marc                                                                                                                             Christian

Ravitaillement dans un endroit idylique : le bonheur tient à peu de choses

Nous quittons donc Saint Veran par une petite route forestière au rendu bien médiocre puis regagnons la route du col à Fontgillarde. La suite de l’ascension est costaud, deux kilomètres de faux plat montant puis 8km où les pourcentages tournent autour de 10%. J’attends Olivier mais voyant qu’il ne revient pas je monte le col a ma main.

En fait la pente est très irrégulière. Il y a effectivement de très gros pourcentages par endroit mais aussi pas mal de périodes de répit ce qui permet de récupérer par moment et de hausser un peu le rythme. Cependant, les premiers kilomètres à la sortie de FONTGILLARDE paraissent interminables : pas d’épingles, une longue ligne droite dont on ne voit pas le bout.

Peu à peu le paysage change également. Les alpages laissent place à un désert de roches et de névés.

Allez, encore un effort Jean Louis !

 

Les derniers kilomètres sont difficiles mais les épingles cette fois ci sont présentes et permettent quelques relances.

Arrive enfin le sommet où j’arrive un peu émoussé mais fier de mon petit exploit. Christian m’avait parlé de la brume au sommet du col  quand il l’avait grimpé il y a deux ans ; là ce ne sera pas le cas, et je peux jouir d’une vue magnifique sur le versant italien, ainsi que sur le Pain de sucre et la tête des Toiliers qui dominent le col.

   

Jacky                                                              Bernard                                                              Jean Marc

 

Christian                                                                   Jean Louis

c'est bon, j'y suis

Le temps de converser avec Gérard et Monique sur mes impressions dans l’ascension, Olivier en finit également. Lui aussi finit un peu émoussé mais ravi. C est l’occasion de prendre des photos et figer ces moments. Les épouses encouragent nos compagnons qui arrivent les uns après les autres. Et Daniel qui appréhendait cette ascension à cause d’un braquet plus grand s’en est finalement très bien sorti. Il aura fait une nouvelle fois honneur à son maillot à pois. Jacky aura fini l’ascension seul, contrairement à l’habitude Christian est un peu plus loin et lutte sur sa machine pour en finir. Jean Marc, friand de photos, aura pris son temps pour venir à bout de ce col.

     

                      Olivier                                                         Jean Louis - Jean Marc

 

Christian, ne jette pas ton vélo, tu en as encore besoin                                       Encore un géant accroché à notre tableau de chasse             

un petit coucou à Joyce de la part du Pasly's Rider Club
avec quelques uns de ses compatriotes et notre ami Jean François

consultez le site de Joyce : joyriders.sg

Le temps d'une photo de groupe devant la borne marquant la frontière entre la France et l’Italie et nous redescendons en direction du pique nique peu après Fontgillarde.

Les grandes lignes droites permettent une descente plutôt rapide. Le repas donne l’occasion de profiter des paysages alentours, et du soleil qui ne nous quittera pas de la journée.

   

     un lieu enchanteur le long du Guil - les organisateurs ont le nez pour trouvez des endroits sympa                                Anne Marie et Daniel              

  

Gérard et Monique                                             Danièle  

La reprise de la randonnée est l’occasion de lâcher un peu les chevaux dans la descente du col. Contrairement aux autres fois, je prends un peu plus de risques et essaie de suivre les trajectoires d’Olivier devant moi. 

A la sortie de Château Queyras, Olivier et moi nous retrouvons seuls ; nos amis ont sans doute été arrêtés au feu rouge dans le village. Peu importe, nous nous lançons dans un petit run dans la vallée du Guil. Les brises thermiques sont bien présentes c’est cette fois ci, c’est le vent dans le nez que nous allons aborder ce long faux plat descendant. Nos compteurs tournent cependant autour de 40 km/h de quoi largement se faire plaisir.

Arrive le rond point de Guillestre ; nos compagnons arrivent 5 minutes plus tard accompagnés d un petit groupe de cyclo des 6 jours.  Petite discussion avant d’attaquer notre dernière ascension de la semaine. Finalement, Bernard se joint à nous pour cet effort ultime.

Les premiers kilomètres se font sur un rythme de sénateurs tous ensemble comme pour clôturer cette magnifique semaine. La pente ne s est pas radouci depuis la dernière fois, c est toujours aussi dur. De plus la chaleur est la, plus de 34°C.

Finalement, je fais l’ascension à ma main et jette mes forces sur ce goudron surchauffé. J'ai un bon rythme et Olivier n'est pas très loin derrière moi. Les autres restent groupés.

Profil du col de Vars par Guillestre

J’arrive au val d Escreins, c est la délivrance, la pente est quasi nulle à cet endroit et je sais que le plus dur est derrière. Puis arrive Sainte Marie qui marque la fin de mes souffrances. Je pose mes fesses sur l’escalier de l’office de tourisme en attendant mes compagnons.

Olivier arrive peu après et voit ma mine complètement déconfite ; il a compris que j’avais tout donné dans cette dernière ascension.

Daniel -Elle est pas belle la vie

Nos compagnons arrivent les uns après les autres : Jacky, Daniel, Jean Marc, Bernard, et Christian. D’un commun accord, nous nous retrouvons autour d un bon rafraichissement sur la terrasse. Ce sera la seule fois de toute la semaine, c est pourquoi nous savourons ce moment avec délice.

Bernard nous quitte précipitamment, devant récupérer sa voiture au pied du col de Vars. Olivier, Daniel et moi regagnons l’hôtel afin de nous préparer pour le dernier briefing de la semaine.

 

Bernard était parti à la chasse aux marmottes

Jean Louis

La soirée de clôture

Ce dernier est l’occasion pour Denis et toute son équipe de faire le résumé de la semaine ainsi que de remercier les différentes personnalités présentes ce soir. Mais nous n’oublierons bien évidemment pas que c est grâce à toute une équipe de bénévoles au grand cœur et complètement dévoués à leur manifestation que le succès des 6 jours de Vars ne se dément plus depuis 30 ans. Quelques cyclistes ont été de plus récompensés de leur fidélité aux 6 jours, le plus ancien ayant réalisé cette année sa 25e cyclotouriste. Un briefing riche en émotion ou les yeux ont légèrement brillé…

L’apéritif fait évidemment suite au briefing puis tout le monde se rend sous l’immense chapiteau dressé sur la place du village afin d’assister à la soirée de clôture.

Plus de 250 personnes la dessous, effectivement l’ambiance était bien bruyante mais chacun appréciera tout de même à sa juste valeur le repas qui nous aura été proposé. Le repas se déroulera sous une ambiance bonne enfant mais on aura senti tout au long de celui-ci la fatigue qui s est installée tout au long de ces 6 jours de haute montagne.


Jean Louis

   

Jacky - Agnes                                             Christian - Noelle                                              Jean Marc - Claudine

Olivier - Jean Louis

   

                            Danièle - Anne Marie - Monique                                  Daniel - Gérard                        Pascal le beauvaisien - Bernard - et un ami d'un soir

Epilogue

Une semaine qui restera dans les annales du club.

Au total, nous réaliserons 610 km sur les 6 jours pour un dénivelé de 14000m. Avec des ascensions mythiques telles que l’Alpe d’Huez ou bien encore la Bonnette ou l’Izoard. Il faut également souligner la difficulté supplémentaire de ne pas avoir bénéficié de jour de repos.

Mais plus que toutes les performances réalisées au cours de cette semaine, c est surtout l’esprit de camaraderie caractéristique de notre petit club  qui aura régné en maître tout au long de ce séjour.

Une page avec d’autres exploits sportifs s’écrira l’année prochaine, la destination reste encore à déterminer.

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